Enquête sur Abdeslam classée sans suite: "L'échelon local a fait son boulot"

La bourgmestre libérale de Molenbeek, Françoise Schepmans, assure que sa police a fait ce qu'il fallait.
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La bourgmestre libérale de Molenbeek, Françoise Schepmans, assure que sa police a fait ce qu'il fallait. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean Françoise Schepmans (MR) confirme qu'il y a eu une enquête de proximité au lendemain de la fusillade de Verviers du 15 janvier 2015, après qu'il ait été découvert que plusieurs individus impliqués venaient de cette commune bruxelloise.

Pour rappel, une enquête sur Salah Abdeslam, suspect numéro un des attentats de Paris, aujourd'hui en cavale, avait été classée sans suite en juin 2015. Ce fait troublant sera débattu cette semaine, à huis clos, en commission parlementaire, afin d'évaluer si les différents services d'enquête et de renseignement ont correctement collaboré.

À l'initiative de la police locale de Molenbeek, les frères Abdelslam avaient été entendus dans le cadre de la loi Salduz, qui prévoit l'assistance d'un avocat aux côtés de tout suspect dès son premier interrogatoire. Leur dossier a ensuite été transmis à la police fédérale. Quant à son homologue locale, elle n'a, de son côté, plus du tout été informée de l'avancement du dossier.

"L'échelon local a fait son boulot", assure ce lundi Françoise Schepmans. Pointant le fédéral sans trop pouvoir le pointer, la bourgmestre ajoute : "S'il y a eu un problème par après, c'est à la commission parlementaire d'en juger".

Même son de cloche du côté de l'ancien bourgmestre Philippe Moureaux (PS), qui reporte, lui, plus directement la responsabilité : "On constate que le job a été mené de façon assez professionnelle par la police locale et que c'est à un niveau supérieur (...) que l'on a cru nécessaire fermer le dossier alors qu'on avait en main des gens qui étaient des amis d'Abaoud, dont ils savaient qu’ils préparaient quelque chose, et en même temps qui étaient ciblés".

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon n'a pour sa part pas souhaité commenter l'information révélée ce dimanche par la RTBF.

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