Palais de Justice de Paris: Salah Abdeslam dénonce ses conditions de détention

Salah Abdeslam a quitté la prison de Fleury pour se rendre au palais de Justice de Paris.
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Salah Abdeslam a quitté la prison de Fleury pour se rendre au palais de Justice de Paris. - © MATTHIEU ALEXANDRE - AFP

Interrogé par les juges d'instruction français, Salah Abdeslam ne s’exprime pas et ne parle pas. Il dénonce, via son avocat, ses conditions de détention et refuse d’être filmé 24 heures sur 24.

Ce vendredi était un moment important dans l'enquête concernant les attentats de Paris. Salah Abdeslam était entendu une première fois par les juges d'instruction. Pour cela, il a  quitté la prison de Fleury pour se rendre au palais de Justice de Paris.

Mais l'interrogatoire qui devait durer plusieurs heures a été plus court que prévu. Une heure à peine. Le seul rescapé du commando djihadiste du 13 novembre a fait usage de son droit au silence et ne s'est pas exprimé. Il a indiqué qu'il le ferait plus tard.

Son avocat, Frank Berton, explique cette attitude par les conditions de détention. Il assure que son client ne peut, légalement, être filmé que 24h, et non 24 heures sur 24. "C'est une décision politique. C'est illégal. Salah Abdeslam est le maître du temps. Si ce n'est pas aujourd’hui, le plus important c'est qu'il s'explique demain sur ce qui s'est réellement passé... Je peux vous indiquer qu’il est particulièrement  perturbé. C’est quelques chose d’illégal. Je crois que psychologiquement, cela lui créer une difficulté… Il est perturbé par présente d'une caméra dans sa cellule."

Une lettre de Berton à Caseneuve

Le problème est qu’en France, on ne peut, légalement, filmer un détenu plus de 24 heures. Un texte devrait bientôt légiférer en la matière, mais ce n’est pas encore le cas. L’avocat Frank Berton va, pour sa part, adresser un courrier personnel au ministre de la Justice Bernard Caseneuve pour régler la situation. Sans cela  Salah Abdeslam ne parlera pas.

La date de la nouvelle audience au palais de Justice de Paris n’a pas été fixée.

 

Une insulte pour les proches des victimes

Cette attitude est considérée comme une insulte par les victimes des attentas et leurs proches. Pour Gérard Chemla, avocat de plusieurs familles de victimes, Salah Abdeslam est "un petit menteur. Ce qu’il dit n’a pas véritablement d’intérêt. Il va devoir régler ces histoires avec sa conscience s’il en a une, c’est tout."

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