Brahim Abdeslam, le kamikaze de Molenbeek: un passé de pyromane et une agression sur un échevin

La place communale de Molenbeek.
La place communale de Molenbeek. - © K. F.

Nouveaux éléments relatifs à la personnalité de l'un des frères Abdeslam. Brahim, l'un des kamikazes des attaques de vendredi soir à Paris n'était pas un inconnu des services de police de Molenbeek, commune où toute sa famille résidait. La RTBF apprend, à très bonne source, que Brahim était connu pour son passé de pyromane et notamment, à l'âge de 14 ans, lorsqu'il boute le feu à la maison familiale. Des faits qu'il aurait reconnus.

Les liens avec Philippe Moureaux

Nous sommes en 1998 et la famille Abdeslam se voit octroyer un logement communal. A l'époque, les logements communaux sont gérés par le bourgmestre de l'époque Philippe Moureaux (PS).

On apprend également un autre lien entre la famille Abdeslam et Philippe Moureaux. Mohammed, arrêté samedi puis relâché ce lundi sans être inculpé, a été collaborateur de l'ancien mayeur, nous apprend La Capitale. Il était notamment en charge, selon nos informations, de l'accueil des administrés à l'occasion des permanences sociales du bourgmestre organisées chaque lundi. A l'arrivée de la nouvelle bourgmestre, Françoise Schepmans (MR), celle-ci décide de se passer de ses services et le mute au sein de l'administration.

Retour au logement des Abdeslam. A l'arrivée de la nouvelle majorité communale, en 2012, toutes les familles logeant dans un bien communal et qui ne répondent plus aux critères d'attribution, notamment en matière de revenus, sont invités à trouver un autre logement. La famille Abdeslam est concernée car les revenus du ménage dépassent le plafond autorisé. Brahim ne l'entend guère de cette oreille, se rend à la maison communale à Comte de Flandre, s'en prend violemment au cabinet d'un échevin de la majorité en le menaçant et en fracassant totalement sa porte. Une plainte sera déposée.

Pour rappel, le troisième frère Abdeslam, Salah, reste activement recherché

 

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