Attentats de Paris: la Chambre unie après l'annonce des mesures du Premier ministre

Attentats de Paris: la Chambre unie après l'annonce des mesures du Premier ministre
Attentats de Paris: la Chambre unie après l'annonce des mesures du Premier ministre - © DIRK WAEM - BELGA

Les premières interventions à la tribune de la Chambre après l'annonce par le Premier ministre Charles Michel de nouvelles mesures pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation affichaient une certaine unité et saluaient l'intervention du Premier ministre.

"Les mesures prises me semblent une évidence", a commencé Hendrik Vuye, le chef de groupe N-VA, reprenant l'appel du Premier ministre à lutter contre les prédicateurs de haine et demandant à augmenter les effectifs de la Sûreté de l'Etat. Il a aussi épinglé, en français, les déclarations de l'ancien bourgmestre de Molenbeek Philippe Moureaux. "Molenbeek est un laboratoire social qui dérange et continuera à déranger, disait-il. Quels mots prophétiques!"

Il faut allier la répression avec la prévention

Laurette Onkelinx, pour le PS, a affirmé que son groupe est "aux côtés de ceux qui combattent l'obscurantisme". Le PS "a soutenu et continuera de soutenir l'intervention auprès des Français" et plaide pour inclure un volet diplomatique dans la lutte contre Daech. "Il faut tirer les leçons de l'ère Bush: le remède ne peut pas être pire que le mal", a mis en garde la cheffe de groupe socialiste, pour qui les 400 millions d'euros promis par Charles Michel pour la sécurité "doivent être des moyens nouveaux, et tant pis si ça augmente le déficit d'autant". "Pour mon groupe, il faut allier la répression avec la prévention, et des politiques sociales d'inclusion", a-t-elle conclu.

Tourner le dos à la naïveté, voire à la lâcheté

Le chef de groupe MR, Denis Ducarme, s'est réjoui qu'on ait "choisi de tourner le dos à la naïveté, voire à la lâcheté, qui consistait à banaliser l'islam radical". "Le gouvernement a pris les mesures qui s'imposaient", a-t-il salué, même si "nous n'avons pas attendu ce dernier attentat pour agir". "Nous devons montrer l'exemple au niveau européen en prenant des mesures fortes", a-t-il insisté.

Les terroristes ne s'arrêtent pas aux frontières communales

Le CD&V et le sp.a ont tous deux plaidé pour la fusion des zones de police bruxelloises pour n'en avoir plus qu'une. "Avoir une seule zone de police n'aurait sans doute pas empêché les attentats de Paris, mais cela permettrait de protéger les nombreuses personnes qui viennent travailler à Bruxelles", a souligné le chef de groupe CD&V, Servais Verherstraeten. "Les terroristes ne s'arrêtent pas aux frontières communales, c'est pourquoi nous pensons que Bruxelles a besoin d'une fusion des six zones de police", a insisté Meryame Kitir, pour le sp.a.

Si les mesures sont efficaces, nous les soutiendrons

Jean-Marc Nollet, pour Ecolo, a appelé le Premier ministre à faire de la lutte contre le trafic d'armes un axe à part entière de son plan. "Notre grille de lecture sera l'efficacité: si les mesures sont efficaces, nous les soutiendrons, si pas, nous proposerons des alternatives", a-t-il promis.

Au-delà des discours, passons aux actes!

Catherine Fonck, pour le cdH, a appelé à la création rapide d'un PNR belge, un système de registre des données des passagers, qui s'inscrive dans un système européen, seule manière pour que ce soit efficace.

Olivier Maingain, pour sa part, a plaidé au nom du FDF pour qu'on ne stigmatise pas Molenbeek et ques les partis cessent de se rejeter les responsabilités des échecs passés.

"Chacun par ses paroles a exprimé le même message: les enjeux auxquels nous sommes confrontés sont difficiles et complexes", a résumé en réplique le Premier ministre. "Soyons rassemblés, mobilisés, et, au-delà des discours, passons aux actes!"