Attentats à Paris: trois kamikazes français désormais identifiés

Ces deux identifications, jugées formelles par le procureur dans un communiqué, porte à trois le nombre de ressortissants français qui ont été tués dans ces attentats.
Ces deux identifications, jugées formelles par le procureur dans un communiqué, porte à trois le nombre de ressortissants français qui ont été tués dans ces attentats. - © FRANCOIS GUILLOT - AFP

Deux nouveaux Français ont été identifiés parmi les assaillants morts vendredi soir dans les attaques à Paris et Saint-Denis, a annoncé dimanche le procureur de Paris.

Ces deux identifications, jugées formelles par le procureur dans un communiqué, porte à trois le nombre de ressortissants français qui ont été tués dans ces attentats qui ont fait au moins 129 morts.

L'un de ces Français est âgé de 20 ans et a commis une attaque suicide à proximité du Stade de France, le deuxième est âgé de 31 ans et a attaqué le restaurant Comptoir Voltaire, en plein centre de la capitale française. Le procureur de la République, François Molins, avait fait savoir samedi qu'un premier Français, qui faisait l'objet d'une fiche "S" pour radicalisation, avait été identifié parmi les assaillants du Bataclan.

L'enquête progresse

Au surlendemain de ces attentats coordonnés, menés par au moins sept kamikazes munis de kalachnikov, tous morts après l'explosion de leurs ceintures d'explosifs, les enquêteurs des services antiterroristes français pensent avoir identifié un troisième assaillant et travaillent sur l'hypothèse de trois équipes.

L'enquête a par ailleurs mis au jour une importante piste belge. Le parquet fédéral a été saisi samedi soir de 4 commissions rogatoires par le parquet de Paris. Etant donné que trois victimes belges ont été recensées, une enquête spécifique a également été ouverte chez nous pour attentat terroriste et participation aux activités d'un groupe terroriste.

Comment se sont organisées les trois équipes?

La première à frapper a été celle des kamikazes aux abords du Stade de France où le premier s'est fait sauter à 21h20, alors que le match était en cours. Les deux autres déclenchent leur ceinture explosive à 21h30 et 21h53. Les terroristes qui ont sévi vendredi soir à Paris avaient visiblement l'objectif de commettre un attentat au Stade de France, où un match amical se jouait vendredi soir, opposant la France à l'Allemagne. Selon le Wall Street Journal (WSJ), au moins un des terroristes était possession d'un ticket pour le match de football.L'homme s'est vu refuser l'accès au stade lors d'un contrôle de sécurité, rapporte le journal en ligne.

L'information émane d'un agent de police et d'un steward. Dans sa fuite, l'homme aurait activé sa ceinture d'explosifs.. Reste à savoir pourquoi l'opération a été déclenchée à ce moment, pendant le match, alors que les abords du Stade étaient quasi déserts. Des explosions après la rencontre, alors que la foule sortait du stade, auraient pu faire un carnage. Le premier kamikaze s'est-il fait exploser parce qu'il avait été repéré?

La deuxième équipe est celle de la salle de concert du Bataclan, où elle est entrée vers 21h40. Parmi eux, un Français de 29 ans, originaire de l'Essonne, Omar Ismaïl Mostefaï. Trois assaillants y sont morts après l'assaut des forces de l'ordre.

Selon une source proche du dossier, la troisième équipe a sans doute mené les trois fusillades qui ont semé la mort dans des bars et restaurants du centre de Paris à 21h25, 21h32 et 21h36, en tirant plusieurs centaines de coups de feu. Un kamikaze s'est fait sauter à 21h40 boulevard Voltaire. Question: cette équipe de tireurs est-elle composée des trois hommes arrêtés samedi en Belgique qui devraient rapidement être l'objet de mandats d'arrêt européens? Jusqu'à une réponse affirmative à cette question, l'hypothèse d'assaillants dans la nature ne peut être exclue.

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