Attentats à Paris: "La situation wallonne n'est pas la situation bruxelloise"

Attentats à Paris: "La situation wallonne n'est pas la situation bruxelloise"
Attentats à Paris: "La situation wallonne n'est pas la situation bruxelloise" - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Alors que le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a annoncé lundi des moyens financiers inédits pour les zones de police et communes bruxelloises dans le cadre des politiques de prévention et de sécurité, son homologue wallon Paul Magnette s'en tient pour sa part aux efforts déjà annoncés pour la prévention du radicalisme et l'accompagnement social des quartiers en difficulté.

"La situation wallonne n'est pas la situation bruxelloise", a affirmé M. Magnette (PS) en commission du parlement wallon, interrogé par le chef de groupe MR Pierre-Yves Jeholet qui évoquait notamment Verviers, où une opération policière début janvier avait permis d'enrayer un projet d'attentat selon les autorités.

Le nombre de cas problématiques en Wallonie est "infiniment plus bas que dans d'autres Régions" du pays, a ajouté M. Magnette. Il souligne que des moyens existent déjà, concentrés sur les lieux du territoire "compliqués", notamment via le doublement du budget de revitalisation urbaine (+10 millions) et un montant de 7 millions ajouté aux transferts vers la Région de la compétence fédérale de la politique des grandes villes, à laquelle Verviers ressortit aussi.

M. Magnette a également rappelé la stratégie transversale de prévention du radicalisme mise en place par son gouvernement, avec l'instauration d'un référent radicalisme et de correspondants radicalisme, la formation des travailleurs de première ligne (travailleurs sociaux, formateurs emploi, acteurs du logement, de la santé, etc) pour identifier les prémices de la radicalisation.

L'identification des personnes radicalisée, elle, relève essentiellement des services de Sûreté et la prévention des risques des services de sécurité, toutes compétences fédérales. "Chaque gouvernement doit faire son travail", a ajouté Paul Magnette.

Pierre-Yves Jeholet, natif de Verviers, a insisté sur la "situation inquiétante" de cette ville - "plus encore que dans d'autres villes" -, pour y réclamer une attention particulière.

Sur la totalité des départs de ressortissants belges vers la Syrie, à peine près de 12% proviennent de Wallonie, soit proportionnellement trois fois moins que la part de la population wallonne dans la population belge, avait appris Belga plus tôt dans la journée, de source confidentielle citant une information de l'OCAM, l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace.

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