Attentats à Paris: début du procès de la "cellule de Strasbourg"

Fouad Mohammed Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan. Son frère Karim Mohamed, compte parmi les sept prévenus du procès qui s'ouvre ce lundi.
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Fouad Mohammed Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan. Son frère Karim Mohamed, compte parmi les sept prévenus du procès qui s'ouvre ce lundi. - © HO - AFP

En France, ces dernières semaines, de nombreux procès ont lieu suite au démantèlement de filières djihadistes. Mais celui qui s’ouvre ce lundi après-midi à Paris est particulier. Sur le banc des prévenus, sept hommes originaires de Strasbourg, dont le frère de l’un des kamizakes du 13 novembre au Bataclan. 

Comment peut-on en arriver à organiser des tueries de masses dans une salle de concert? Ce n’est pas la question principale à laquelle doit tenter de répondre directement ce procès. Et pourtant elle flottera tout au long de l’audience.

Car parmi les prévenus, on compte Karim Mohammed Aggad, le frère de Foued Mohammed Aggad. Ce dernier s’est fait exploser au Bataclan, le soir du 13 novembre, au moment de l’intervention de la police.

Association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes

Les deux frères faisaient partie du même groupe, dix jeunes hommes originaires de Strasbourg, partis en Syrie en février 2014. Deux d’entre eux sont morts sur place. Les autres, à l’exception du futur kamikaze, sont assez vite rentrés en France, où ils ont été interpellés. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes.

Ce procès peut permettre de comprendre les mécanismes d’embrigadement et l’utilisation de ces recrues par Daesh. 

Les prévenus, eux, affirment qu’ils sont partis sur place avec des motivations humanitaires.

Une défense qui tranche avec les photos qu’ils ont postées sur Facebook ou envoyées à des proches. Ces clichés montrent certains d’entre eux en train de poser avec des armes lourdes.

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