Abdeslam à la prison de Fleury: un détenu à la personnalité renfermée

La pression médiatique s’est invitée dans la prison de Fleury.
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La pression médiatique s’est invitée dans la prison de Fleury. - © DOMINIQUE FAGET - AFP

Ce vendredi avait lieu la première audition par les juges français de Salah Abdeslam au Palais de Justice de Paris.

Salah Abdeslam est inculpé pour assassinats terroristes. Il est détenu à la prison de Fleury-Mérogis, au sud-est de Paris.

Le comportement de Salah Abdeslam en prison

A l’isolement dans un quartier de haute sécurité, Salah Abdeslam n’a aucun contact avec les autres détenus. Selon les agents qui doivent le côtoyer dans l’exercice quotidien de leur activité en prison, il ne pose pas de problème particulier.

Le lieutenant pénitentiaire Marcel Durondan décrit une personnalité renfermée : "C’est une personne  plutôt calme, dont le langage est élémentaire, primaire : bonjour, bonsoir. Il n’est pas du tout vindicatif, il sollicite très peu."

Un détenu parmi d'autres

Parmi les 4300 détenus de la prison de Fleury, Salah Abdeslam ne se distingue pas par un comportement plus ou moins difficile. Mais même pour les agents de la plus grande prison d’Europe, sa présence est marquante.

Une prison mise sous pression: "C’est une pression. De toute façon, c’est la réalité. On ne va pas se cacher derrière son petit doigt. C’est une pression qui est forte. A l’extérieur, des gens  attendent des explications par rapport à ce qu’il s’est passé. Ils veulent comprendre pourquoi on en est arrivé là, pourquoi il y a eu tout ça. Et cette réalité-là, elle vient percuter la réalité carcérale qui fait que les agents savent qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur pour la gestion de cette personne détenue."

Salah Abdeslam est placé sous vidéo-surveillance. Un agent scrute ses faits et gestes 24h sur 24. Une première en France avec un impératif : éviter le suicide et permettre la tenue des auditions et puis d’un procès.

La France demande 4 détenus à la Belgique

Toujours à propos de l’enquête sur les attentats de Paris, la justice française a demandé à la Belgique la remise de quatre inculpés détenus chez nous. Trois d’entre eux sont soupçonnés d’avoir aidé Salah Abdeslam à prendre la fuite après les attentats du 13 novembre.

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