Namur: les parlementaires wallons d'une seule voix face à Mittal

20 800 travailleurs en 1975, est-ce qu’ils seront encore 800 en 2013 ?, c’est la question que pose Christine Defraigne (MR) : "C’est un véritable génocide de la sidérurgie que Mittal a pratiqué en six ans".

Comme la plupart de ses collègues, Christine Defraigne a ensuite égrené les armes dont disposaient les pouvoirs publics et notamment le portage public :

"Quand on est en guerre, de la même façon qu’ il y a un front commun syndical, il faut aussi un front commun politique".

L’appel à la solidarité de tous, c'est aussi ce qu'a voulu rappeler la chef de groupe socialiste, Isabelle Simonis :

"Rappelons que la Wallonie s’est inscrite dans une logique de soutien très fort, lorsque Ford Genk a été frappé il y a peu. Nous en appelons donc à l’union des forces politiques de tous bords et nous appelons également toutes les régions qui composent ce pays".

Pour l’Ecolo Christian Noiret, la sidérurgie liégeoise a encore un avenir et contrairement aux idées reçues, "Elle s’est adaptée au marché de l’acier".

La mort du froid était prévisible a aussi souligné Bernard Wesphael (mouvement de gauche), il fallait prévoir les outils avant :

"Ces outils juridiques devraient être prêts depuis longtemps. Nous devrions déjà pouvoir tout de suite activer les leviers d’une expropriation".

Le groupe cdH a assuré sa totale solidarité.

 

Dans sa réponse, le ministre Marcourt a réaffirmé que le dossier occupe le gouvernement depuis bien avant les derniers rebondissements, que des études existent, qu'il va participer avec ses collègues ministres luxembourgeois et français à une réunion européenne sur la stratégie à développer pour la sidérurgie.
Il a aussi mis l'accent sur les moyens de pression que le gouvernement wallon peut utiliser pour contraindre Mittal.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK