Vers un retour aux urnes ? "Discuter, même si c'est difficile : voilà ce qu'on attend de nous", dit Sophie Wilmès

L’émission de ce mercredi de rentrée se penche sur les avancées des négociations gouvernementales. Si au gouvernement wallon, cela semble imminent, les nouvelles sont beaucoup moins bonnes pour le fédéral. L’impact sur notre budget est important. Vu l’impuissance du gouvernement minoritaire en affaires courantes, un trou de 12 milliards d’euros est à prévoir.

Alors quelle solution au blocage ? Beaucoup parlent d’un retour aux urnes. Pour nos différents invités, c’est non. Pour Ahmed Laaouej (PS), la réponse est simple : "Il faut tout faire pour éviter l’instabilité politique. Nous devons répondre aux préoccupations de la population", explique-t-il. Outre l’instabilité, on le sait : revoter est susceptible de renforcer les partis d’extrême comme le Vlaams Belang par exemple. "Retourner aux urnes n’est en tout cas pas le souhait du MR. L’idée n’est pas d’aller aux élections et d’y retourner si nous n’avons pas la main. D’autant que les gens se sont déjà exprimés, nous avons déjà présenté des programmes. Discuter de manière constructive même si c’est difficile : voilà ce qu’on attend de nous."

Faillite du système

Pour Gilles Vanden Burre, retourner aux urnes serait la faillite du monde politique : "Tout n’a pas encore été tenté. Nous voulons participer à trouver de nouvelles solutions, explorer toutes les pistes possibles". Même son de cloche du côté de Catherine Fonck (cdH) : "Il s’agirait de la faillite du système d’en arriver là".

Il faut le rappeler pourtant, un trou de 12 milliards d’euros est attendu pour 2024, selon la ministre du Budget, Sophie Wilmès. L’annonce est paradoxale, l’équilibre budgétaire était promis pour 2021. Le trou budgétaire est aujourd’hui de 6 milliards. La grande question, dès lors : où aller chercher de quoi reboucher ce trou ?

Les sociétés assez taxées ?

L’idée revient très souvent : la lutte contre la fraude fiscale. Mais aussi le retour d’une taxe plus dure sur les entreprises. La solution n’est pas là pour Pieter Timmermans, président de la FEB : "Sait-on combien les entreprises paient déjà ? En termes de cotisations sociales, de précomptes, d’impôts des sociétés ? Cet impôt est passé de 13 milliards à 20 milliards. Les 2000 plus grandes entreprises de Belgique paient 40% de cet impôt. La solution est dans la création d’emploi".

Robert Vertenueil, président de la FGTB ajoute : "Sur ces 20 milliards, 13 reviennent aux entreprises qui bénéficient de réductions de cotisations sociales".

Nous recevions également Étienne de Callataÿ, économiste et Christophe Van Gheluwe, responsable du site Cumuleo.

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