Nethys : Enodia ne semble pas en faveur d'une commission d'enquête

"L’affaire Publifin" rebondit à nouveau, cette semaine, trois ans après le début du scandale. En 2016, l’affaire faisait l’effet d’une bombe dans le monde politique wallon. Démission d’un ministre, majorité PS-cdH ébranlée, la justice qui s’en mêle… Une véritable épopée. Et les révélations continuent. Cette semaine, Nethys annonce la démission de son CEO, Stéphane Moreau. Une démission très attendue par une frange du monde politique. On apprend également la vente de VOO à un fonds d’investissement américain, Providence. Le monde politique tonne à nouveau…

Dans un premier temps, la question est de décider quoi faire concernant le suivi des enquêtes internes au sein de Nethys. Si pour Nicolas Dispa (cdH), une commission d’enquête ou de suivi doit être menée, les deux membres du conseil d’administration d’Enodia tempèrent. Un commissaire indépendant semblerait suffire. Quoi qu’il en soit, pour Nicolas Dispa, il ne faut pas se décourager devant la complexité.

Quand tous les dégoûtés seront partis, il ne restera plus que les dégoûtants.
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L’autre chapitre de cette émission est entre autres consacré à la personne de Stéphane Moreau, le CEO de Nethys, filiale d’Enodia. Qu’en pensent les différents intervenants du plateau ? Ils dressent un portrait complexe, entre homme brillant et abusif.

Non sans écorcher le cdH pour son exil volontaire des réunions du conseil d’administration d’Enodia, Fabian Culot (MR), lui-même membre du CA, lance un appel à Brutélé. "Brutélé veut vendre le câble et Enodia veut l’acquérir. Notre intérêt est commun dans la réussite de cette opération, sans quoi il y aura des conséquences économiques importantes pour les deux groupes". Didier Gosuin, dont la commune est actionnaire de Brutélé, ne nie pas cet intérêt commun, mais justifie la profonde inquiétude de l’intercommunale bruxelloise : "VOO est déjà vendu en mai alors que nous donnons notre accord en juin. Comprenez notre inquiétude, notre demande d’informations à Enodia, qui n’en a même pas !"

Pour en discuter, nous recevions aussi Damien Robert (PTB), mais aussi des observateurs rapprochés de l’affaire : Philippe Leruth, du journal l’Avenir et Damien Ernst, ingénieur et professeur à l’ULiège.

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