Horeca bruxellois : "Nous demandons au gouvernement une réouverture complète du secteur au 1er mars"

Fabian Hermans et le secteur Horeca bruxellois plaident pour un lockdown de trois semaines et la réouverture du secteur au 1er mars.
Fabian Hermans et le secteur Horeca bruxellois plaident pour un lockdown de trois semaines et la réouverture du secteur au 1er mars. - © RTBF

Permettre au secteur Horeca de reprendre ses activités dès le 1er mars après un lockdown total de trois semaines, telle est la volonté de Fabian Hermans, administrateur Horeca de la Fédération Horeca Bruxelles, et du secteur qu’il représente. "Nous demandons au gouvernement une réouverture complète de l’Horeca au 1er mars", a-t-il annoncé sur le plateau d’À Votre Avis ce mercredi.

Mais cette demande est-elle applicable dans les faits ? Pour Georges Gilkinet, Vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité, il est important de permettre au secteur de reprendre ses activités le plus vite possible sans garantir de fausses promesses : "Nous sommes dépendants de l’évolution de cette pandémie", regrette-t-il. "C’est le genre de question pour lequel nous nous retournons vers nos spécialistes. Un lockdown de trois semaines aurait-il un effet sur l’analyse que nous avons pu faire par rapport au fait que nous soyons un petit pays central dans lequel il reste beaucoup de circulation ?", demande-t-il à Marius Gilbert, épidémiologiste et maître de recherches FNRS à l’ULB et Leïla Belkhir, infectiologue du CHU Saint-Luc.

« On sait quand on commence un lockdown, mais on ne sait pas quand on en sort »

"Un lockdown de trois semaines n’est pas une idée folle", répond Marius Gilbert, épidémiologiste et maître de recherches FRNS à l’ULB. "Pas mal de pays, notamment en Asie et en Australie ont cherché à viser des logiques de suppression par des lockdowns stricts. Mais la Belgique n’est pas l’Asie ni l’Australie. […] On sait quand on commence un lockdown, mais on ne sait pas quand on en sort. Cela pourrait durer beaucoup plus que trois semaines." Il ajoute "On ne peut pas faire un lockdown total parce qu’il faut que les gens puissent se nourrir et se rendre chez le pharmacien. On ne peut pas éliminer totalement tout le risque de transmission." Pour Leïla Belkhir, un lockdown de trois semaines est "illusoire".

Lutter contre le travail au noir

En parallèle, Willy Borsus, Vice-Président du gouvernement wallon et ministre wallon de l’Économie, plaide pour une réouverture contrôle du secteur de sorte à éviter le travail en noir : "45% des Belges habitent à moins de 50 kilomètres d’une frontière. Nous avons donc une double situation où l’activité s’exerce de manière incontrôlée. Donc je plaide pour qu’on puisse pour les métiers de contact organiser la réouverture de façon très stricte."

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