Benjamine Bovy, avocate de Michel Lelièvre : "Il ne s'estime pas pardonnable"

La nouvelle est tombée lundi : le tribunal de l’application des peines (TAP) a accédé à la demande de libération conditionnelle de Michel Lelièvre, assortie d’une série de conditions. Le parquet de Bruxelles a décidé de ne pas se pourvoir en cassation.

S’il respecte toutes ces conditions, Michel Lelièvre sera libéré sans bracelet électronique. Le tribunal d’application des peines estime en effet que ce bracelet pourrait l’empêcher de se réintégrer.

Au-delà du cas Lelièvre, cette décision pose la question des libérations conditionnelles. Michel Lelièvre aurait-il dû aller à fond de peine ? La Justice a-t-elle fait preuve de bon sens et de sagesse ? Voici les questions que nous posions ce mercredi soir.

Benjamine Bovy, l’avocate de Michel Lelièvre, est confrontée à une première question: son client est-il inquiet de sortir de prison? "Il ne s'estime en tout cas pas pardonnable. Mais l'anxiété est globale, elle concerne le monde extérieur qui a énormément changé en 23 ans".

L'inquiétude de l'opinion publique est grande lorsqu'un détenu notable est libéré. En effet, il est courant de penser que la réinsertion des prisonniers est un point noir de notre système de justice. Michel Jacobs est le secrétaire fédéral de CGSP Prison. Il confirme : "Rien n'est fait pour la réinsertion des détenus".

Vient alors une question adressée au monde politique : ne libère-t-on pas trop, ou trop vite dans notre pays? Pour le seul représentant politique de la soirée, Georges-Louis Bouchez (MR), il n'en est rien.

Nous l’avons compris dans ce débat, il est urgent d’interroger le système carcéral dans sa globalité. Des peines d’emprisonnement à perpétuité, à la peine de mort en passant par les peines incompressibles, l’actuel avocat de Marc Dutroux, Bruno Dayez, a un avis clair sur la question.

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