"Le coquelicot est une base, il reste ouvert", clament PS et Ecolo

L’alliance PS-Ecolo est toujours la piste privilégiée pour former une majorité au gouvernement wallon. Si on peut parler de majorité, puisque cette formation n’a que 35 sièges sur 70. Trop court, donc.

Mais le but unique et ultime n'est pas de former une majorité minoritaire précisent PS et Ecolo dans les coulisses de notre émission. Le coquelicot est une base travail, expliquent Christine Morreale et Manu Disabato. "Une fois notre texte, écrit après consultation de la société civile, libre aux formations politiques intéressées par notre travail de discuter avec nous, et de former une majorité plus large", complète Christine Morréale (PS).

Réponse du cdH : "C'est pas parce qu'il fait chaud, qu'il faut faire du vent". Le ton est donné par Alda Greoli. Pour la ministre régionale sortante, brandir la société civil sert de cache-misère. "La société civile, nous la consultons constamment". Autre inquiétude de l'humaniste: la méthode. "PS et cdH vont consulter, en 48h, 100 institutions. C'est de la constitution twitter". Elle ne manque pas de tacler la note remise à la société civile, en passant : "Elle n'a pas mis deux heures à être dans les journaux. Il y a des contradictions d'une ligne à l'autre, on dirait qu'elle a été faite du le coin d'une table !"

Du côté du MR, on tient à rappeler deux choses: la première, c'est l'essence du gouvernement coquelicot "Il n'y a pas de majorité. On va à l'encontre des principes élémentaires de démocratie. C'est un déni de démocratie". 

Si on n'écoute pas, il va y avoir un énorme problème

Thierry Bodson (FGTB), admet la nouveauté du procédé proposé par le PS et Ecolo. "Nous sommes consultés en amont sur un texte bien spécifique. Avant, on envoyait nos mémorandums, puis nous étions consultés les mains dans les poches". Reste à voir ce qui sera fait des remarques des différentes instances consultées. "Si on n'écoute pas, il va y avoir un énorme problème", prévient l'homme fort du syndicat socialiste. Quoi qu'il en soit, le procédé semble saluer par la FGTB : "C'est précis et concret dans la méthodologie, et moi je l'apprécie". Thierry Bodson revient également sur sa déception face à l'auto exclusion des négociations du cdH et du PTB : "1/3 des élus refusent de gouverner. Ce n'est pas normal, ça ferme énormément de portes".

Emmanuel Disabato (Ecolo) défend la formation coquelicot. Et surtout une nouvelle manière de travailler : "On va envoyer aux 75 députés wallons un courrier avec le texte que l'on proposera, puis chacun se positionnera".

Nos invités

La société civile était comme chaque semaine représentée. Olivier de Wasseige, administrateur délégué et directeur général de l’Union Wallonne des Entreprises étaient présent. Tout comme Arnaud Zacharie du CNCD 11.11.11, et Adelaïde Charlier.

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