A Votre Avis: la double nationalité des élus en question

A Votre Avis: la double nationalité des élus en question
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Comme il s'agit du point de départ de ce débat, il est normal qu'il soit abordé. Le PS va-t-il payer l'éviction d'Emir Kir? Qu'importe, Philippe Close (PS) bourgmestre de Bruxelles se félicite de la vitesse de la décision : "On a fait diligence. Était-il un attrape-voix? Quoi qu'il en soit, une chose m'intéresse: a-t-on le même socle de programme?". Pour David Leisterh (MR), député bruxellois, le mot diligence est fort. "Il n'en était pas à son coup d'essai. On a laissé passé les élections et maintenant que les urnes ont parlé, on sanctionne. C'est trop tard".

Vient ensuite le coeur de notre débat. Que pensez des élus ayant une double nationalité? Pour Assita Kanko (N-VA), c'est clair: elle n'a pas sa place chez les élus politiques. "Être élu, c'est passer un contrat avec la société. On ne sait plus toujours quel pays les gens servent. C'est dangereux, des pressions peuvent intervenir!"

Pour Carlos Crespo, président du MRAX, il est légitime de critiquer des prises de position ou certaines attitudes chez les personnalités politiques, qu'elles soient issues de l'immigration ou non. Mais attention: "Il ne faut pas considérer qu'avoir une double nationalité veut dire qu'il faut se justifier davantage d'aimer la Belgique. L'enjeu, c'est que les élus reflètent la société. Avoir peur de se faire remplacer, c'est le fruit de la propagande d'extrême droite, c'est un fantasme".

Cette question de la double nationalité en énerve plus d'un, et en particulier les plus concernés. "Ils n'ont qu'à choisir", peut-on beaucoup lire, de quoi irriter les personnes qui jouisse de ce droit. "C'est une indignation à géométrie variable", démarre Rachid Ben Salah, secrétaire politique de la section DéFI. Avoir une double nationalité de rime pas avec espionnage, pour cet homme politique. "Il faut arrêter. Les élus du peuple sont des élus avant d'être des binationaux. Il faut l'intégrer, nous avons toute notre place".

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