L'énorme fiesta d'Arcade Fire

La boule à facettes et les confettis pour la grosse fiesta d'Arcade Fire
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La boule à facettes et les confettis pour la grosse fiesta d'Arcade Fire - © © RTBF – David Salomonowicz- 2013

Annoncé par beaucoup comme le concert de l'année, la prestation des Canadiens n'aura pas déçu les fans. Au-delà de la musique, c'est surtout une fête d'anthologie qui a eu lieu dimanche soir. Verdict en photos.

 

Sold out en quelques minutes à peine alors que les places (à 46 euros) n'ont été mises en vente qu'il y a 20 jours à peine, ce concert des Reflektors (fausse identité tirée du nom de leur dernier album) aux Halles de Schaerbeek a vite pris la forme d'un happening à ne pas rater. Pourtant, de nombreux fans durent déchanter devant la cyber-cohue (6000 connexions simultanées sur le site) pour décrocher le précieux sésame. Seuls 2000 chanceux auront eu la chance de l'obtenir, le côté unique et si précieux faisant partie de la hypitude de l'événement. Hosannah au plus haut des cieux, nous avons pu par miracle nous en procurer un et participer à la sauterie.

Car, pour pimenter encore un peu plus la sauce, les membres du groupe avaient demandé au public de se déguiser pour l'occasion... Festival de costumes en tous genres, plumes et boas, masques et cotillons dans la longue file qui attend pour pénétrer dans l'arène. On se serait crus à un nouvel an où le dress code était un mélange de classe et de déconne. Et les membres du groupe, un gros masque sur la tête se promènent dans la foule en attendant que la salle se remplisse. La fête s'annonce pleine et le groupe a réussi à créer une ambiance fédératrice.

Ils éjectent les pseudo-Reflektors de la scène et entament la danse avec Normal Person. Les neuf membres du groupe sautent déjà dans tous les sens avec Régine Chassagne en pom pom girl. Wake Up , chanson chorale, permet aux derniers frileux de se réchauffer avant le funky You Already know et le coloré Haiti et ses percussions caribéennes qui font penser à du Vampire Weekend. Régine reste ensuite au micro pour Sprawl II et Supersymmetry.

Il ya des instruments qui sortent de partout. C'est la foire d'empoigne pour qui apportera le plus sa pierre à l'édifice sonore. Flashbulb Eyes, It's Never Over (Oh Orpheus) mais c'est surtout le fantastique Afterlife qui gagne nos faveurs, somptueusement enchaîné avec We exist durant lequel une espèce de chorégraphie est improvisée puis Joan of Arc. Win Butler, le charismatique chanteur met son masque et c'est son frère qui entonne les Ramones Today your love, Tomorrow the world. La première partie se termine en feu d'artifice de confettis par un Here Comes the Night Time. Festif en plein.

En rappel, le déjà hymne du groupe Reflektor démarre dans la furie. Et même si l'on a espéré jusqu'au boût voir débarquer Bowie, c'est vraiment l'apothéose du concert. Près de sept minutes d'un morceau puissant et tellement bien construit. Ca se termine en force avec Neighbourhood #3 extrêmement punchy et qui permet à la foule de crier en choeur une dernière fois.

Superbe prestation d'Arcade Fire qui démontre s'il le fallait encore que c'est un grand groupe de live. Une très large part (pour ne pas dire la quasi-intégralité du set) est consacrée au dernier effort studio du groupe avec des chansons qui en trois mois sont quasi déjà devenues des classiques et qui ont été écrites pour le live. Quel luxe également de pouvoir se passer d'autant de chansons phares comme No Cars Go, Rebellion Lies, The Suburbs ou We used to wait. Un peu comme si on avait Messi, Ronaldo et Ribery sur le banc, mais qu'on se disait que les petits nouveaux allaient le faire...

Au vu de ce concert, Reflektor nous apparaît encore plus comme un grand album avec des chansons qui deviendront tout autant des classiques.

Mais surtout quelle fiesta !!! On en redemande...

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