Campagne électorale "Au web, citoyens!"

Alain Gerlache
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Alain Gerlache - © RTBF

On l’a vu ce week-end : à deux mois du scrutin du 25 mai, la campagne électorale passe à la vitesse supérieure.

La campagne des partis a démarré tôt sur internet, on se souvient encore des pubs de la N-VA. Mais cette fois, ce sont les débats de fond qui commencent à l’alimenter. Ce n’est pas toujours simple à suivre. D’où l’intérêt des journaux de campagne proposés par les rédactions politiques, comme le Journal des perles du net de RTBF.be/info. Selon les médias, il y en a pour tous les goûts, du plus sérieux au plus anecdotique. La RTBF a aussi son propre mot-clé pour suivre la campagne sur Twitter: #RTBF2505.

Si vous n’êtes pas présents sur les réseaux sociaux, mais que vous voulez quand même suivre ce qui s’y dit, rendez-vous sur la plateforme bilingue "Elections fédérales, régionales, européennes". C’est aussi une sorte de revue de la presse en ligne permanente. Deux avantages : c’est très complet et il y a moyen de filtrer les contenus par niveau de pouvoir ou par parti.

Peut-on déjà tirer des conclusions de cette campagne sur le web ?

Si vous voulez savoir si les medias sociaux peuvent donner des indications sur les résultats des élections, il faudra attendre le scrutin pour analyser ça. Mais on peut déjà observer pas mal de choses. La startup belge Tevizz vient de présenter un outil d’analyse intitulé Politiczz. Pour l’instant, ce n’est pas une surprise : les deux partis les plus souvent mentionnés sur les réseaux sociaux sont la N-VA et le PS.

On peut relever d’autres éléments. A part quelques personnalités qui ont une dimension nationale, les candidats restent cantonnés dans leur communauté. Le web ne semble donc pas favoriser réellement les débats entre le Nord et le Sud. A ce propos, les flamands sont plus actifs : 70,5% des tweets à propos de la campagne électorale sont exprimés en néerlandais, 29,5 en français. Autre fait notable : 79% des internautes qui commentent la campagne électorale sont des hommes. Bien sûr, toutes ces données peuvent évoluer. Une version simplifiée et gratuite de Politiczz sera disponible en ligne pendant les deux semaines qui précéderont le scrutin.

Et les candidats, est-ce qu’on peut dire qu’ils utilisent bien le web ?

C’est variable. Ceux qui y étaient déjà avant la campagne sont évidemment plus crédibles. Mais ça se professionnalise comme l’indique ce dossier mis en ligne par le site français 01.Net et qui s’intitule : "Des logiciels pour gérer sa campagne comme un produit commercial". Des plateformes venues des Etats-Unis qui aident le candidat à gérer sa campagne en ligne et hors ligne. Le web politique devient lui aussi un vrai marché !

Alain Gerlache

@AlainGerlache #mediaTIC

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