Standard & Poor's : chronique d'une dégradation annoncée

La mauvaise nouvelle était dans l'air.
La mauvaise nouvelle était dans l'air. - © EPA/JUSTIN LANE

L'annonce de la dégradation de la note de la Belgique par l'agence Standard & Poor's n'est pas vraiment une surprise. La menace planait depuis près d'un an sur la Belgique. Mais si elle n'étonne personne, cette nouvelle reste mauvaise.

C'est la chronique d'une dégradation annoncée. En décembre de l'année dernière, Standard & Poors plaçait la note de la Belgique sous surveillance négative. Depuis lors qu'est-ce qu'il s'est passé?

Il y a d'abord le contexte extérieur. Démarrée avec la Grèce en 2010, la crise de la dette de la zone euro n'a cessé de s'aggraver. La victime la plus récente est l'Italie. Mais tous les pays, à part l'Allemagne, paient l'addition avec l'augmentation des taux d'intérêt. Une crise de confiance à la taille d'un continent et un effet de contagion évident.

Et puis, il y a les explications belgo-belges: une absence de gouvernement, pas de gestion budgétaire et financière à court comme à long terme.

Sans oublier ce qui constitue la principale explication de la dégradation: la situation précaire de notre secteur financier avec un impact potentiel sur les finances de l’État.

Et puis il y a des difficultés du côté de KBC et plus encore pour le groupe Dexia avec cette question: l’État devra-t-il actionner les 54 milliards d'euros de garantie?

La dégradation est donc logique. Mais dans les chiffres, elle est anticipée. La Belgique paye déjà un taux très élevé pour se financer, soit près de 6 %.

PIAB, avec Michel Visart

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