Sabine Laruelle sur le Budget: "Pas possible en un jour et une nuit"

Sabine Laruelle dans le studio de Matin Première
Sabine Laruelle dans le studio de Matin Première - © RTBF

Sabine Laruelle était dans le studio de Matin Première ce lundi matin. L'occasion de revenir sur le Budget. Un Budget qui ne sera pas dépose ce lundi comme initialement prévu. "Ce n'est pas un exercice facile, ce n'était pas possible en un jour et une nuit" explique la ministre fédérale. Et de prévenir: "Il est plus que temps d'aboutir".

On attendait un budget pour ce lundi matin. Force est de constater qu'il n'en est rien. "Trouver 11,3 milliards d'euros, ce n'est pas un exercice facile", commente la ministre fédérale de l'Agriculture, des PME, des Indépendants et de la Politique scientifique qui pointe un retard sur le timing.

"Les discussions budgétaires sur le fond ont commencé samedi, c'était assez logique qu'aucune solution se dégage en un jour et une nuit". "L'Europe nous surveille", rappelle la libérale. Elle en appelle à un "travail sérieux, en profondeur" tout en insistant sur l'urgence à dégager ce budget. 

Douzième provisoire ? "Il faut se préparer à toutes les possibilités"

Ce lundi matin dans le Standaard, Yves Leterme dit qu'on peut oublier que le Parlement approuve encore un budget d'ici la fin de l'année et que le gouvernement prépare un budget de douzième provisoires. "Le premier ministre en affaires courantes doit se préparer à toutes les possibilités", commente l'invitée de Matin Première. 

"Inutile de remplacer certains fonctionnaires"

Concernant le non-remplacement des fonctionnaires, "il faut que l'Etat fasse d'abord l'effort de voir quelles sont les dépenses que je ne suis pas obligé de faire, comment est-ce que l'Etat peut réduire son train de vie ?" se demande Sabine Laruelle. "Il serait incohérent et inacceptable que l'Etat continue à gaspiller dans certains coins et de demander aux Belges de faire tout l'effort". 

Selon l'invitée de Bertrand Henne, il faut mieux répartir les forces: il est inutile de remplacer des fonctionnaires dans certains services alors qu'il en manque dans d'autres (services de sécurité, d'incendie, etc.).

"Oui à l'indexation des titres-services sans toucher aux familles moyennes"

Les titres-services coûteraient environ 1,4 milliards d'euros par an. Faut-il en augmenter le coût pour l'utilisateur final ? Sabine Laruelle n'y voit aucun problème. En revanche, elle refuse vivement de passer à plus de 11 euros après 125 titres-service par an comme l'avancerait apparemment le PS.

"Qui utilise les titres-services ?", demande la ministre fédérale. "Ce sont les familles avec enfants, où Monsieur et Madame travaillent et font d'énormes efforts et qui trouvent dans les titres-services un système qui leur permet d'avoir une maison propre, le linge repassé", répond-elle. Bref, oui à l'indexation du prix des titres-services. "Mais toucher aux familles moyennes, c'est non". 

AdC avec Bertrand Henne

Ecoutez l'entièreté de l'interview ci-contre

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