Travailleurs en incapacité: le système de responsabilisation est abandonné

C'était inscrit dans l'accord de gouvernement : la réforme de la réglementation sur les incapacités de travail. Le gouvernement voulait responsabiliser les travailleurs en incapacité de travail ou en invalidité. Avec une sanction en cas de refus de suivre un programme de réintégration. Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) a décidé de faire marche arrière. Le caractère obligatoire disparaît.

Comme l'explique De Standaard qui donne l'information ce vendredi, ce sont des chiffres en hausse qui avaient poussé le gouvernement à vouloir changer la donne.

Il s'agit du nombre de travailleurs en incapacité de travail. Un nombre qui a augmenté de 7,36% entre 2008 et 2013. En 2013, le montant des dépenses atteignait 1,5 milliard. Pour la même période, le nombre d'invalides a aussi fortement augmenté. 300 000 personnes cette année-là.

Pas de sanction à la clef

Le gouvernement souhaitait donc une remise au travail. Trois mois au plus tard après le début de l’incapacité, un programme de réintégration devait être rendu. Sinon les sanctions se trouvaient derrière la porte.

Il n'est plus question de sanctions dans le nouveau texte, il n'y a plus d'obligation. Il s'agira de volontariat. Le travailleur en incapacité sera invité à dire pourquoi il refuse un trajet d'intégration, mais sans sanction à la clef.

Le Conseil national du travail avait d'ailleurs insisté sur cet aspect volontaire.

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