Sécurité des policiers: les syndicats rassurés après la rencontre au cabinet Jambon

Eddy Quaino (CGSP) et Stéphane Deldique (CSC Police) participaient à la réunion
Eddy Quaino (CGSP) et Stéphane Deldique (CSC Police) participaient à la réunion - © BRUNO FAHY - BELGA

Des représentants du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) ont rencontré ce mercredi les syndicats de police qui souhaitaient obtenir une clarification au sujet d'éventuelles mesures de sécurité complémentaires après l'attaque perpétrée samedi à l'hôtel de police de Charleroi.

Les syndicats de police n'étaient pas satisfaits des mesures de sécurité prises à leur endroit, particulièrement la décision de l'OCAM, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace, de maintenir le niveau de sécurité les concernant au niveau 2+ alors que les grands rassemblements de population font l'objet d'une vigilance accrue, au niveau 3. Les syndicats se sont dits plutôt rassurés à l'issue de cette rencontre.

Dès ce mercredi, une lettre sera envoyée à tous les commissariats pour rappeler les règles élémentaires de prudence. À plus long terme, un groupe de travail examinera une série de mesures minimales de sécurité communes à toutes les zones de police, explique Eddy Quaino, permanent police à la CGSP : "On va évaluer, au sein de chaque zone, les mesures structurelles à prendre pour le personnel, y compris lorsqu'il est en intervention, ainsi que tout ce qui concerne les infrastructures et les commissariats".

Arme 24 heures sur 24

Par ailleurs, à l'avenir, le ministre de l'Intérieur pourra décider si les policiers peuvent reprendre leurs armes de service à domicile. "Concrètement, un arrêté royal nous sera présenté à la négociation qui permettra au ministre d'avoir un pouvoir d'injonction contraignant, pour imposer aux membres du personnel le port de leur arme 24 heures sur 24", indique Stéphane Deldique, secrétaire permanent de la CSC pour les services publics-police.

"La procédure d'achat de nouvelles munitions va également être accélérée", explique Patrick Roijens, du SLFP. "Les terroristes nous visent avec des munitions de guerre, nos armes ne peuvent pas y répondre. Nous allons donc avoir des munitions plus efficaces."

Un bémol de taille tout de même, qui concerne le financement des futures mesures de sécurité : le cabinet du ministre n'a pas évoqué de moyens supplémentaires.

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