Nouveau saut d'index? Charles Michel ne réagit pas à des "rumeurs"

Charles Michel, Premier ministre
Charles Michel, Premier ministre - © JASPER JACOBS - BELGA

Le Premier ministre Charles Michel s'est refusé ce jeudi à réagir des "rumeurs", des "fuites", des "spéculations" après que la presse eut évoqué plusieurs hypothèses qui seraient sur la table du futur conclave budgétaire, dont une hausse du prix de médicaments, de nouvelles hausses de taxes sur la consommation ou un nouveau saut d'index. Le gouvernement ne peut répondre que sur les décisions qu'il prend, a rappelé Charles Michel à la Chambre.

Cette réponse du Premier ministre n'a pas rassuré les députés écologistes qui, avec toute l'opposition, interrogeaient le gouvernement après une nouvelle manifestation qui a attiré jeudi entre 45 000 et 70 000 personnes dans les rues de Bruxelles contre les réformes structurelles en cours. "M. Michel ne nie pas qu'il n'y aura pas de saut d'index, il ne veut pas répondre", a indiqué le député Kristof Calvo (Groen), feignant d'ignorer qu'un gouvernement n'est pas interrogé sur ses intentions.

"Pigeons taxables à souhait"

L'ensemble des groupes de l'opposition ont dit craindre que les citoyens payent une nouvelle fois "la facture" alors que le gouvernement doit s'attaquer à un nouvel effort de 4,2 milliards d'euros pour ramener le budget dans la trajectoire en 2016 et 2017.

On va à nouveau mettre à contribution "les pigeons taxables à souhait", a dit la cheffe de groupe PS, Laurette Onkelinx, mettant le Premier ministre face à son "devoir de réconcilier le pays".

Charles Michel a une nouvelle fois assuré de sa "grande ouverture aux partenaires sociaux" tout en réitérant sa volonté d'agir à travers des réformes qui doivent faire de la Belgique un "pays moderne" capable de rencontrer les défis de demain.

Le débat est monté d'un cran quand la majorité s'est une nouvelle fois félicitée des 76 000 emplois créés depuis octobre 2014, l'opposition y voyant une gifle pour les milliers de travailleurs privés d'emploi, à Caterpillar, Axa, ING.

Reprise de Brussels Airlines par Lufthansa: le gouvernement négociera un ancrage belge

Le gouvernement fédéral s'invitera à la table des négociations sur la reprise de la compagnie aérienne Brussels Airlines par Lufthansa, a aussi indiqué le Premier ministre Charles Michel aux députés. Il veillera à garantir "l'ancrage" belge, l'emploi et la présence en Belgique d'un "centre de décision", a-t-il indiqué.

Le moment est "délicat" eu égard au rôle de Bruxelles, au rôle de la Belgique, a admis le Premier ministre, mais il peut également constituer une "opportunité", celle du "renforcement du rôle de Bruxelles dans une grande compagnie".

Charles Michel a également souligné que la politique aéroportuaire figurerait, à travers le volet mobilité, au coeur du pacte d'investissement qu'il défend, avec les entités fédérées.

Le gouvernement fédéral sera présent à la table des négociations à travers la société fédérale de participations et d'investissement (SFPI), qui détient des parts dans Brussels Airlines.

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