Mesures anti-terrorisme: ce qui a été promis, et ce qui est déjà fait

Le gouvernement Michel a annoncé 18 mesures après les attentats de Paris
Le gouvernement Michel a annoncé 18 mesures après les attentats de Paris - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le gouvernement français est sous le feu des critiques après l'attaque mardi contre une église normande et la mort d'un prêtre, égorgé par deux assaillants dont l'un était fiché, mis en examen, doté d'un bracelet électronique et assigné à résidence. Ce qui ne l'a pas empêché de passer à l'acte.

C’est l'occasion de voir chez nous ce qui avait été promis en terme de lutte contre le radicalisme et le terrorisme et ce qui a été fait : 12 mesures ont été annoncées après les événements de Verviers en janvier 2015. Et 18 mesures après les attentats de Paris en novembre. D'autres mesures arriveront encore vraisemblablement après la fin des travaux de la commission parlementaire Attentats de Bruxelles.

Côté Défense, les militaires sont toujours en rue pour renforcer la sécurité, opération Homeland qui devrait être encore prolongée.

Liste des "Foreign Fighters"

Côté Intérieur, un nouveau plan radicalisation a été élaboré pour mieux détecter les individus en train de changer, détecter aussi les lieux, les sites internet et les prédicateurs de haine. La Belgique est aussi, sans attendre l'Europe, en train de mettre sur pied son propre PNR, soit l'enregistrement des données de tous les passagers avions et TGV pour détecter là aussi les individus suspects. Sur base notamment de la nouvelle liste des "Foreign Fighters", ces combattants de Syrie censés désormais être privés de liberté dès leur retour en Belgique : en prison ou dotés de bracelets électroniques.

Dans le même temps, les autorités luttent contre les départs potentiels : retrait de carte d'identité, de passeport, voire retrait de nationalité.

Garde à vue

Côté Justice, les incriminations possibles pour terrorisme ont été étendues, avec recours aux méthodes particulières de recherches (écoutes, infiltrations), déjà adoptées au Parlement, comme les perquisitions possibles 24 heures sur 24 pour terrorisme.

Tandis que traînent par contre toujours les débats sur l'extension de la garde à vue de 24 heures à 72 heures. Des moyens supplémentaires et des recrutements sont prévus pour les services de renseignements.

Côté Communication, le ministre De Croo a obtenu la fin à terme (2018) de l'anonymat pour les cartes de mobilophonie prépayées.

Le gouvernement estime que les promesses faites sont déjà à 70% remplies, le reste doit suivre d'ici la fin de l'année.

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