Le gouvernement Michel a un an, et après? Choisissez votre scénario

La RTBF vous propose de faire de vous des acteurs de l'histoire, avant même d'aller voter. Le gouvernement Michel a un an, et les élections législatives auront lieu, en théorie, en 2019. Mais entre longévité ou interruption de programme, changement ou continuité, nous avons retenu trois scénarios.

Avant de nous dire, via le questionnaire qui se trouve en bas de page, quel scénario vous retiendriez, on vous présente les trois options que nous vous proposons.

Scénario A : on continue

Le gouvernement Michel a appliqué son programme socio-économique : pension à 67 ans, saut d’index, taxshift (glissement de fiscalité avec réduction de la charge sur la travail). Durant 5 ans, la N-VA a mis le communautaire de côté. Ses militants sont satisfaits de ce gouvernement "sans le PS" et de la levée de tabous socio-économiques.

Le parti nationaliste continue sur sa lancée et estime avoir réalisé ainsi sa plus belle réforme de l’État. Le MR, pour sa part, a le vent en poupe avant les prochaines élections. Tout est prêt pour rééditer un gouvernement de centre-droit, avec la N-VA : en route pour Michel 2.

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Charles Michel espère certainement que le scénario numéro 1 sera aussi celui retenu en 2019 © THIERRY CHARLIER - AFP

Scénario B : on arrête

La reprise économique n’a pas eu lieu, le chômage ne se résorbe pas, les pensionnés sont en colère, et en termes de salaire-poche, les efforts ont neutralisé les gains. L’électeur ne veut plus de cette politique de droite, car le gouvernement Michel a demandé trop d’efforts aux pensionnés, aux classes moyennes.

Le PS, de son côté, reprend du poil de la bête. La gauche est d’attaque, en ordre de marche, et compte bien remporter les élections de 2019. Le gouvernement "MR-NVA", comme l’appelle le PS, est "out" : c’est le retour de Di Rupo 2.

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Ce scénario conviendrait bien au PS © BRUNO ARNOLD - BELGA

Scénario C : la chute en marche

Le communautaire revient au galop. Avec la N-VA, rien ne va plus et la confiance est brisée. Un dossier vient mettre le feu au poudre et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le MR a déjà dû digérer la désignation par Liesbeth Homans d’un bourgmestre flamand à Linkebeek, et les sorties de Bart De Wever dans la presse sont de vrais coups de boutoir dans la confiance et la loyauté.

De plus la confiance entre le CD&V et la N-VA est toujours défaillante. Résultat : le gouvernement tombe et les Belges sont appelés aux urnes de façon anticipée.

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La belle histoire a été consommée, l'appel prématuré aux urnes est inévitable © Tous droits réservés

 

Maintenant c'est à vous. L'application vous donnant la possibilité de voter se trouve juste en dessous.

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