La police armée 24 heures sur 24 dégainée pour la rentrée

À l’avenir, les agents de police non-armés ne devraient plus patrouiller seuls.
À l’avenir, les agents de police non-armés ne devraient plus patrouiller seuls. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les représentants des ministres de la Justice et de l’Intérieur, des polices locales et fédérales ainsi que les quatre organisations syndicales se sont réunis toute la journée. Sur la table de négociations : le contenu du futur arrêté royal qui doit donner au ministre de l’Intérieur la prérogative d’autoriser le port d’armes aux policiers en dehors des heures de service, une autorisation qui jusqu’à présent n’est réservée qu’aux seuls chefs de corps.

"Nous avons surtout affiné les termes de l’arrêté royal, car le principe est acquis. Il s’agissait de mettre les chefs de corps et le ministre de l’Intérieur sur pied d’égalité. Ainsi, si un chef de corps décide d’un retrait d’armes, le ministre ne pourra pas annuler la décision", précise Stephane Deldicque, secrétaire national de la CSC.

"Une autorisation à caractère temporaire"

"Par ailleurs, il est bien précisé que l’autorisation de l’armement 24 heures sur 24 s’entend dans le strict cadre d’une situation de légitime défense et qu’il s’agit d’une autorisation à caractère temporaire."

Une série de dispositions concernant la sécurisation des bâtiments et accès aux postes de police a également fait l’objet d’un accord, comme par exemple la mise en place de barrières pour filtrer les entrées. Deux semaines après l’attaque à la machette de policières devant un commissariat de Charleroi, la sécurisation des bâtiments de polices a pris une dimension capitale, confie-t-on dans les rangs policiers.

Protection mutuelle lors des patrouilles

Enfin, et c’était une demande insistante des policiers : à l’avenir, les agents de police non-armés ne devraient plus patrouiller seuls.

"C’est une mesure phare qui s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de l'OCAM (l’Organe de coordination pour l'analyse de la menace terroriste, ndlr) qui préconise la protection mutuelle lors des patrouilles", explique Stephan Deldicque.

Bref, ce sont deux textes toilettés et ripolinés qui attendent les ministres de la Justice et de l’Intérieur, Koen Geens (CD&V) et Jan Jambon (N-VA), à leur retour de vacances. Avant de filer au Palais pour signature royale.

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