La "drug court" de Gand limite les récidives mais il n'y en aura pas d'autre

Le ministre de la Justice Koen Geens
Le ministre de la Justice Koen Geens - © Archive THIERRY ROGE - BELGA

La chambre spécialisée dans le traitement des dossiers drogue au tribunal de première instance de Gand limite les récidives mais le projet ne peut pour l'instant être institué dans d'autres tribunaux, faute de budget, a expliqué mardi le ministre de la Justice, Koen Geens, au ministre flamand en charge du Bien-être, Jo Vandeurzen.

La chambre de traitement de la toxicomanie (CTT) a été établie à Gand en 2008 sur le modèle des "drug courts" existant aux États-Unis et au Canada. Il s'agit d'une section du tribunal spécialement consacrée aux dossiers impliquant des toxicomanes. Ceux-ci sont orientés vers un service d'assistance, grâce à un assistant social présent aux côtés des acteurs traditionnels du procès.

Les ministres Geens et Vandeurzen ont signé mardi le protocole de poursuite du projet. Une extension à d'autres tribunaux n'est par contre pas encore à l'ordre du jour, a précisé le ministre de la Justice. "Il est encore trop tôt pour parler d'extension. Le budget est une question difficile. L'attention demandée aux magistrats est énorme et nous devons également nous occuper des secteurs de la prévention et des traitements. Cela implique que le budget de la Justice pour la seule ville de Gand est de 90.000 euros." A la suite de la 6e réforme de l'Etat, la Flandre est également impliquée dans le projet-pilote via la compétence du Bien-être, elle prend notamment en charge les frais de personnel et de fonctionnement.

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