Jan Jambon: "Le contrôle aux frontières aura un coût. Mais un camp comme Calais aussi"

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon
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Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon - © Archive AURORE BELOT - BELGA

La Belgique a renforcé les contrôles à certains points de la frontière franco-belge. Il y avait urgence, selon le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), puisque la France est sur le point de démanteler une grande partie de la "Jungle" de Calais : "On se prépare à l'arrivée d'illégaux. On veut éviter à tout prix un camp comme Calais et Dunkerque", a-t-il déclaré à la RTBF.

"On voit venir depuis lundi soir ces illégaux qui veulent voyager au Royaume-Uni en essayant de passer par notre côte et par le port de Zeebruges. Ce sont des illégaux, parce qu'ils n'ont pas de papiers et qu'ils ne veulent pas demander l'asile, ni en France ni en Belgique."

"Pour résoudre le problème fondamental, on doit travailler avec la France et avec d'autres pays", poursuit-il.

Mais ce renforcement des contrôles ne signifie pas que Schengen est mort : "Ouvrir les frontières a des avantages énormes pour notre économie. Mais, pour cela, il faut aussi remplir les conditions des accords de Schengen et on voit encore des trous dans les contrôles des frontières extérieures".

"Limité dans le temps"

Selon une étude récente, la fin de Schengen coûterait 470 milliards d'euros à l'Europe en dix ans. Les contrôles systématiques ne se font pas sur la totalité de la frontière avec la France, seulement à proximité de la côte et de Calais, précise Jan Jambon. Et cela devra être "limité dans le temps".

"Cela aura-t-il un coût économique ? Oui, cela va provoquer quelques files, cela a un coût. Mais, voir venir des camps comme Calais à notre côte, cela a aussi un grand coût économique. On doit faire un choix entre les deux".

Il rappelle que "ces situations exceptionnelles sont prévues par Schengen". Il n'est pas question de faire des contrôles systématiques à toutes frontières, assure-t-il.

Les contrôles atteindront leur plein effet ce mercredi, avec "quelque 250 à 290 policiers" issus de la police intégrée (locale et fédérale) sur le terrain.

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