Inspection croisée à la centrale de Doel: les Pays-Bas se disent rassurés

Les autorités belges et hollandaises se sont retrouvées ce mercredi matin pour une inspection croisée des installations de la centrale nucléaire de Doel. Il s'agissait là de rassurer nos voisins, leur expliquer qu'ils ne risquent rien, que nos centrales sont sûres. C'était un peu le mot d'ordre de la journée.

Pour mener à bien cette mission, des experts belges et néerlandais, mais aussi des politiques. Les autorités néerlandaises ont envoyé Mélanie Schultz van Haegen, ministre de l'Environnement, tandis que, côté belge, ce sont les ministres fédéraux de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) et de l'Énergie Marie-Christine Marghem (MR) qui étaient dépêchés sur place.

R.A.S. ?

Pou Marie-Christine Marghem, qui se repose sur l'avis de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), il n'y a aucun problème. "Il faut entendre les craintes et c’est pour cette raison que cette visite a lieu, et elle aura lieu également avec les experts belges en Hollande à la centrale nucléaire de Borssele qui est d’ailleurs à quelques kilomètres de là, avait-elle indiqué avant la visite de Doel. Et donc, pour nous, nous suivons les avis de l'AFCN. L'AFCN dit qu’il n’y a aucun problème. C’est une agence indépendante composée d’experts, notoirement connus sur le plan international, qui ont effectué un travail de longue haleine et qui continuent ce travail. Et donc, pour nous, il n’y a aucun problème. Nous devons l’expliquer. C’est pour cette raison que nous avons cette rencontre croisée avec les experts hollandais."

"Combien seriez-vous s'il y avait eu une catastrophe nucléaire ?"

Malgré ce ton a priori rassurant, les médias se sont déplacés en nombre pour cette première visite croisée d'experts belges et néerlandais. Assez pour étonner Jan Jambon. "Combien seriez-vous s'il y avait en effet eu une vraie catastrophe nucléaire ?", a-t-il d'ailleurs lancé.

"Les ministres Schultz, Marghem et moi-même n'avons effectué que le début de la visite, a précisé le ministre de l'Intérieur. Nous ne sommes pas des spécialistes du nucléaire; ça, c'est pour les inspecteurs. Mais ils vont, eux, bien restés ici toute la journée pour leur visite d'inspection. Et c'est très bien ainsi."

"Être plus transparents, plus clairs"

Après trois heures de visite, la ministre néerlandaise de l'Environnement Mélanie Schultz van Haegen s'est dite rassurée, même s'il reste selon elle du travail.

"Nous devons essayer de mieux communiquer, de la même manière, de mieux échanger, d'être plus complet, plus transparents, plus ouverts, plus clairs, quand quelque chose arrive", indique-t-elle.

"Un long continuum d’échanges"

Cette collaboration belgo-néerlandaise est bien entendu amenée à se poursuivre, comme le confirme Marie-Christine Marghem : "Nous allons poursuivre ce travail, parce que ce n'est pas une fois une rencontre, et puis plus rien, a-t-elle déclaré. C'est un long continuum d’échanges pour pouvoir suivre ce dossier de façon très proche et pouvoir donner toutes les informations qui pourraient être demandées concernant la sécurité".

Un appel identique a été lancé pour des missions conjointes d'experts belges et allemands, à Tihange cette fois.

 

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