Grosse tension entre MR et PS sur l'accueil des candidats réfugiés à Tournai

Olivier Chastel et Rudy Demotte sont en colère l'un sur l'autre.
Olivier Chastel et Rudy Demotte sont en colère l'un sur l'autre. - © BELGAIMAGE

La volonté du gouvernement de voir une caserne militaire de Tournai accueillir entre 400 et 700 candidats réfugiés suscite une polémique… entre le PS et le MR. Le bourgmestre empêché de Tournai, le PS Rudy Demotte, estime que l'accueil devrait être mieux réparti entre les communes. Selon lui, Tournai ne peut pas accueillir autant de demandeurs d’asile. Le président du MR lui a répondu assez vertement.

Dans une réponse transmise par communiqué, Oliver Chastel écrit avoir pris connaissance avec étonnement de la réaction de Rudy Demotte. Le président du MR ajoute "Il est particulier de voir le PS s’opposer à une telle mesure… Manifestement, quand c’est dans son propre jardin, le PS est frappé d’un syndrome qui l’empêche d’agir avec humanité pour le bien collectif". Et Olivier Chastel conclut : "Le libéralisme s’oppose à nouveau au conservatisme socialiste". Les mots sont rudes. Un jeu politicien médiocre selon Rudy Demotte qui regrette un manque de concertation et répète ses arguments. "On est prêts à faire un effort, mais c'est la nature de la décision, une hyper concentration: 700 personnes dans un quartier à dimensions limitées est inapproprié aujourd'hui. Je rappelle que les conditions d'infrastructures sont insuffisantes actuellement. Il y a effectivement un risque de ghettoïsation", dit-il. 
La première échevine en titre de Tournai, Marie-Christine Marghem, MR et membre du gouvernement fédéral, est pour l’instant à l’étranger. Elle n’a pas souhaité réagir ce matin. Quant au syndicat militaire CGSP, il affirme que la caserne de Tournai peut accueillir 700 demandeurs d’asile dans des conditions acceptable, moyennant une réorganisation des espaces de logement car des élèves sont régulièrement hébergés à la caserne.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK