Gouvernement fédéral: week-end budgétaire avant la rentrée parlementaire

Charles Michel
Charles Michel - © SOPHIE KIP - BELGA

Les négociations budgétaires entrent dans la dernière ligne droite ce week-end alors que le gouvernement doit obtenir la confiance de la Chambre la semaine prochaine, à l'occasion de la rentrée parlementaire, et que la Commission européenne attend les épures des différents États-membres de l'UE.

Les négociations se sont poursuivies hier vendredi jusque 23 heures, et ont repris ce samedi matin à 11h à un rythme soutenu, l'objectif étant d'être prêt pour la déclaration de politique générale que le Premier ministre Charles Michel présentera lors de la rentrée parlementaire mardi après-midi.

Il est peu probable que les discussions aboutissent samedi soir. Un accord ne sera sans doute conclu que dimanche soir ou dans la nuit de dimanche à lundi. Lundi, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, doit s'envoler pour le Japon où le Roi se rend en visite d'Etat en compagnie des ministres-présidents des entités fédérées. Mardi, à 14h, le Premier ministre est attendu à la Chambre pour son discours de politique générale.

Un matelas d'un milliard d'euros

Selon les projections qui circulent, il reste entre 2,8 et 3,2 milliards d'euros d'efforts à réaliser afin de ramener le budget - ajustement 2016 et exercice 2017 - dans la trajectoire européenne alors que le Bureau du plan avait invité il y a deux semaines à trouver quelque 4,2 milliards d'euros. Un matelas d'un milliard d'euros gardé en réserve pourrait contribuer à faire baisser la pression.

Une partie du chemin a déjà été réalisée en vérifiant tous les chiffres et en jouant sur quelques paramètres. Mais au delà, il faudra des mesures à la fois sur les dépenses, mais immanquablement aussi en recettes nouvelles.

Ne pas vivre d'"illusions budgétaires"

Cependant, mis sur la sellette, le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), indiquait la semaine dernière que le gouvernement ne pouvait se permettre de vivre d'"illusions budgétaires" tant que les rentrées fiscales ne collent pas à la réalité.

Dans le même temps, le gouvernement continue à plancher sur les réformes structurelles - flexibilité du marché du travail et baisse de l'impôt des sociétés - en vue de renforcer la position de la Belgique vis-à-vis de la Commission européenne.

Un autre volet est porté par le ministre de l'emploi, le CD&V, Kris Peeters pour, d'une part introduire plus de flexibilité dans le temps de travail et , d'autre part, contrôler plus strictement l'évolution des salaires.

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