Didier Reynders: "On peut aider plus la Grèce s'il y a une vraie volonté de réforme"

Interrogé par la RTBF, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders juge que le Premier ministre grec Alexis Tsipras reste un interlocuteur crédible pour les Européens : "La crédibilité dépend du soutien de son parlement et de ses électeurs. On peut aller très loin dans le soutien à la Grèce : donner du temps, allonger les périodes de remboursement, diminuer les taux d’intérêt, alléger la charge de la dette. Mais il faut qu’en face il y ait une vraie volonté de réforme. Cela ne veut pas dire un programme d’austérité. On ne voit pas bien ce que le Premier ministre grec souhaite réellement faire. Il faut que les Grecs se prononcent très clairement pour leur volonté de rester dans la zone euro, dans l'Europe, mais aussi de faire des réformes".

Didier Reynders préfèrerait que les Grecs répondent "oui" au référendum de dimanche. Mais il rappelle qu’il ne s’agit pas d’une bataille entre la Grèce et de grandes institutions : "Qui aide la Grèce aujourd’hui ? C’est vous, c’est moi, c’est nos concitoyens. Si l’on annule la dette de 7 milliards d’euros que doit la Grèce à la Belgique, ce sont les contribuables belges qui devront supporter cela. Que dira-t-on ensuite à l’Espagne et au Portugal ?"

"Je suis surpris d’entendre un Premier ministre dire qu’il convoque un référendum en demandant de voter ‘non’. Je ne sais pas si c’est une première mondiale, mais c’est un peu particulier. En principe on convoque un référendum en proposant soi-même quelque chose et en souhaitant que le peuple suive" commente encore le ministre MR.

Burundi : les élections ne sont pas crédibles

Le scrutin burundais n'est pas crédible, selon Didier Reynders, "quand les élections sont boycottées, quand nous recevons en Belgique un vice-président de la Cour constitutionnelle, le vice-président de l’État, le président du parlement qui viennent se réfugier; quand on voit le nombre de réfugiés qui ont quitté le pays, le manque de liberté dans le pays. On ne peut pas valider ces élections".

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