Défense: l'examen du plan stratégique reporté d'une semaine

Le ministre de la Défense Steven Vandeput
Le ministre de la Défense Steven Vandeput - © Archive BRUNO FAHY - BELGA

Le conseil ministériel restreint ne se penchera que le vendredi 17 juillet - et non cette semaine - sur le "plan stratégique" à quinze ans que prépare le ministre de la Défense Steven Vandeput, ce qui témoigne des tensions qui règnent sur le sujet au sein de la majorité fédérale, a appris jeudi l'agence Belga de sources concordantes.

La Défense avait espéré que le "kern" examine le plan de Steven Vandeput ce vendredi, pour donner une impulsion politique aux négociations menées entre les "sherpas" des principaux ministres du gouvernement lors de réunions inter-cabinets "qui tournaient un peu en rond".

Mais la discussion au plus haut niveau a été reportée jeudi d'une semaine, à "après le contrôle budgétaire", selon une source sûre. Alors que la Défense espère toujours un atterrissage avant la pause estivale et tentait d'éviter de polluer le débat avec d'autres matières, comme l'ajustement budgétaire, le "tax shift" (virage fiscal) et la réforme de la SNCB.

Ce report démontre que l'ambitieux projet de plan stratégique du ministre N-VA ne fait pas (encore) l'unanimité entre les quatre partis de la majorité, certains contestant la méthode utilisée par les collaborateurs du ministre.

Tripler le budget

Steven Vandeput souhaite en effet tripler le budget de l'armée d'ici 2030, pour l'amener "dans la moyenne européenne", soit 1,6% du PIB consacré aux "dépenses de défense", la référence au sein de l'Otan, après un creux à 0,83% à la fin de l'actuelle législature.

Les moyens ainsi obtenus, avec des effectifs réduits de 31 000 personnes à 27 000 du fait du non-remplacement de tous les militaires partant à la retraite, permettraient de financer un vaste plan d'investissements prévoyant - comme prévu dans l'accord de gouvernement - le remplacement des chasseurs-bombardiers F-16 et la préparation de la succession des actuelles frégates et chasseurs de mines. Mais aussi, selon le journal 'La Libre Belgique', un système de défense anti-aérienne territoriale de la gamme Patriot pour protéger des "sites stratégiques", des drones et une capacité de ravitaillement en vol. Plus des hélicoptères de combat, de l'artillerie à guidage GPS et des équipements de lutte anti-sous-marine pour les hélicoptères NH90...

Cette longue - et coûteuse - "shopping list" et la perspective d'une augmentation du budget de la Défense après des années de décroissance rencontrent des réticences que certains situent principalement au sein de l'Open Vld.

Mais d'autres contestent aussi la méthode utilisée par le cabinet de Steven Vandeput et réclament d'abord une définition plus claire des futures missions de l'armée belge - et donc des besoins - plutôt que de se concentrer sur les seuls investissements.

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