Budget: "Ce gouvernement a 3 priorités: des jobs, des jobs et des jobs"

Les ministres ont présenté l'accord sur le budget et le tax shift
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Les ministres ont présenté l'accord sur le budget et le tax shift - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le gouvernement a présenté ce jeudi l’accord intervenu au sujet des budgets 2015 et 2016, ainsi que sur le virage fiscal. D’emblée, le Premier ministre Charles Michel (MR) confirme que l’accord sur le tax shift concerne un montant de 7,2 milliards d’euros d’ici 2018. "Ce gouvernement a trois priorités : des jobs, des jobs et des jobs" poursuit-il : "Cette décision est un moteur pour la croissance et pour l’emploi. Il faut supprimer le handicap salarial" par rapport aux pays voisins, "l’engagement pris ici permet d’atteindre cet objectif ambitieux". Le gouvernement promet "un renforcement des bas et moyens salaires à hauteur de 100 euros par mois".

"Le tax shift s’opère à travers une baisse de la pression fiscale globale" poursuit Charles Michel. En particulier "les PME et les indépendants seront renforcés. L’investissement productif dans les PME sera boosté de 430 millions d'euros".

Ecofiscalité

Dans les quatre paquets concernés par le virage fiscal une seule mesure touche la TVA : le retour à un taux de 21% pour l’électricité. L’écofiscalité ensuite vise à "induire une logique progressive pour la hausse des accises sur le diesel et la baisse des accises sur l'essence".

Concernant le renforcement du pouvoir d’achat, un dialogue sera établi avec les entités fédérées pour prendre les décisions techniques de mise en application, précise Charles Michel. Le gouvernement veut supprimer la tranche de 30% d’impôts.

L’assainissement budgétaire à hauteur de 782 millions d’euros pour 2015 est résolu "principalement grâce à des économies dans les dépenses".

Charles Michel tient à le souligner : "On peut reprocher des choses à ce gouvernement, mais pas de ne pas décider. En quelques mois nous avons pris des décisions très fortes dans de nombreux secteurs. Nous sommes motivés et convaincus que mesures vont être bénéfiques".

Le précompte mobilier passera de 25% à 27%

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) met ensuite en évidence sa "mesure phare pour relancer l’emploi" : la réduction du coût du travail de 33% à 25%. La partie financement du tax shift est assurée par l’augmentation de la TVA sur l’électricité, la hausse des accises sur le tabac, l’alcool et le diesel (avec des exceptions) ainsi que des mesures fiscales sur le capital et la taxe Caïman". Le précompte mobilier passera de 25% à 27%, annonce-t-il aussi.

De son côté, le ministre du Budget Hervé Jamar (MR) indique que "la première des règles appliquées pour rattraper les centaines de millions est la prudence budgétaire renforcées dans de nombreux départements".

Kris Peeters : "Un accord où tout le monde gagne"

Pour le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters, l’accord obtenu "est un accord où tout le monde gagne. Jamais des mesures de cette ampleur n'avaient été réalisées. Ces réformes donnent toutes les chances aux employeurs de créer des jobs" selon lui. Bien sûr, "ce sont les entreprises qui créent l'emploi, pas nous. Mais avec ces mesures, nous leur facilitons la tâche".

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) met en évidence ce qu’il appelle "le redesign" : au sujet de tax-on-web, c’est l’automatisation et la rationalisation des processus par exemple.

Après avoir remercié Charles Michel pour la "confiance qu’il a instaurée entre les partenaires", le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) insiste : "La réforme la plus attendue était celle qui réduit le coût du travail et la charge fiscale qui pèse sur les revenus du travail". Il précise aussi que "les PME ne seront pas touchées par l'augmentation du précompte mobilier".

Un "pas gigantesque"

Pour le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld), "il faut aussi que les différences entre les revenus de ceux qui travaillent et de ceux qui ne travaillent pas soient plus importantes".

Mais le travail n’est pas fini : Charles Michel annonce une concertation avec les entités fédérées. "Les enveloppes sont là, la trajectoire budgétaire aussi, il faut trouver les mesures concrètes pour la mise en œuvre". Le gouvernement présentera les tableaux budgétaires au parlement fédéral. L’objectif reste de retrouver l’équilibre en 2018. Le Premier ministre qualifie la réduction de 33% à 25% de la fiscalité sur le travail de "pas gigantesque" dans la réduction du "handicap salarial".

Des efforts considérables seront entrepris dans la lutte contre la fraude fiscale, le ministre des Finances renforce ses équipes dans ce but, indique encore Charles Michel. "Globalement on fait des efforts pour assainir et en matière fiscale on baisse la pression pour tout le monde". "La démarche principale reste de réaliser des économies dans le fonctionnement de l’État", conclut Charles Michel.

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