Ahmed Laaouej: Didier Reynders ajoute de la cacophonie au sein du gouvernement

Ahmed Laaouej: Didier Reynders ajoute de la cacophonie au sein du gouvernement
Ahmed Laaouej: Didier Reynders ajoute de la cacophonie au sein du gouvernement - © Tous droits réservés

Le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) a ajouté une couche à la cacophonie du gouvernement en plaidant vendredi pour le maintien du régime des intérêts notionnels dans le cadre de la réforme de l'impôt des sociétés (ISOC), a affirmé le député Ahmed Laaouej (PS).

"Soyons très attentifs à continuer à soutenir et à attirer les grandes entreprises, et à veiller à ne pas envoyer un message hostile", a affirmé dans les colonnes de La Libre ce vendredi le libéral bruxellois, qui défend pour cette raison le maintien du système des intérêts notionnels. Le vice-Premier ministre craint ainsi que certaines entreprises sortent perdantes de la réforme de l'ISOC. "Au-­delà du slogan, voyons ce que ça donne concrètement."

Le financement de la réforme de l'ISOC rend d'autant plus nécessaire selon lui le report de l'équilibre budgétaire à 2019 ou 2020. "Je préfère avoir un déficit qui est résorbé avec un ou deux ans de plus, mais en garantissant qu'à terme, en 2020 ou 2030, on ne reparte pas dans l'autre sens."

Didier Reynders "ne tire aucune leçon de l'actualité des derniers mois"

Face à ce discours, Ahmed Laaouej relève les divergences de vues au sein du gouvernement, où l'on prête au ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) la volonté de supprimer les intérêts notionnels pour financer une baisse de l'ISOC.

Selon le député d'opposition, Didier Reynders "ne tire aucune leçon de l'actualité des derniers mois, où l'on voit que les cadeaux aux multinationales ne permettent pas de relever les défis de la relance économique et de l'emploi".

Le député craint que la baisse de l'ISOC soit compensée par des efforts accrus sur les services publics et la sécurité sociale.

Dans La Libre, Didier Reynders évoquait des compensations ailleurs que dans le cadre de l'impôt des sociétés, ce qui serait une raison de plus à ses yeux d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2019 ou 2020. Ahmed Laaouej demande pour sa part de la clarté. "L'urgence, c'est le retour à une bonne gestion", selon lui.

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