Accord franco-belge de coopération dans la lutte contre le dumping social

En juillet dernier, le secrétaire d'État Philippe De Backer accompagnait des inspecteurs sur des chantiers dans le cadre de la lutte contre le dumping social
En juillet dernier, le secrétaire d'État Philippe De Backer accompagnait des inspecteurs sur des chantiers dans le cadre de la lutte contre le dumping social - © THIERRY ROGE - BELGA

La France et la Belgique vont coopérer pour lutter contre le dumping social après la signature jeudi d'un accord par la ministre française du Travail, Myriam El Khomri, et le secrétaire d'État à la Lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer, a annoncé ce dernier.

Après le Benelux et la Bulgarie, Philippe De Backer (Open Vld) engrange ainsi un troisième accord du genre.

Le secrétaire d’État a précisé dans un communiqué qu'il se rendrait également prochainement en Pologne, au Portugal et en Roumanie pour y signer d'autres accords bilatéraux.

Une première rencontre avec la Roumanie et la Pologne s'est déroulée jeudi "dans un esprit constructif", souligne le communiqué.

Echange de données

"La Belgique et la France coopéreront dans la lutte contre le dumping social. Les services d'inspection sociale belges et français échangeront des données pour mieux détecter les fraudeurs et mener ensemble des contrôles sur le terrain. De plus, j'ai trouvé en la France un nouvel allié pour plaider conjointement au niveau européen, avec les Pays-Bas et le Luxembourg, en faveur d'une adaptation des règles européennes sur le détachement, afin de les simplifier et d'en faciliter le contrôle", a affirmé Philippe De Backer.

"À l'initiative de notre pays et grâce au soutien du Benelux et de la France, le problème du dumping social reste une priorité politique. Le dumping social ne s'arrête pas aux frontières ; il requiert une approche transfrontalière commune. Les entreprises nationales et étrangères doivent respecter les règles du jeu européennes. Nous devons lutter ensemble contre les fraudeurs qui font travailler des personnes à 4 euros de l'heure ou qui ne paient pas de cotisations sociales. C'est la seule manière de permettre une concurrence loyale pour nos entreprises et nos travailleurs", a-t-il conclu.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK