Accord climat: Régions et fédéral au point mort, un frein nommé N-VA?

La ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V), photographiée le 30 octobre 2015, sous l’œil de son ministre-président Geert Bourgeois (N-VA).
La ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V), photographiée le 30 octobre 2015, sous l’œil de son ministre-président Geert Bourgeois (N-VA). - © ERIC LALMAND - BELGA

Le fédéral et les trois Régions du pays peinent toujours s'accorder sur le climat, sur les efforts que chacune devra faire pour l'environnement. Le 24 octobre dernier, les ministres de l'Environnement des trois Régions et du gouvernement fédéral avaient trouvé un compromis. Mais, 48 heurs plus tard, il était torpillé par la N-VA, puis remis en cause par le gouvernement fédéral.

Où en est-on aujourd'hui ? Peut-on encore sauver l'accord climat à deux semaines de la COP21, la Conférence de Paris sur le climat ? Pas sûr...

À part quelques contacts informels entre les experts, les discussions sont au point mort. Céline Frémault (cdH), la ministre bruxelloise de l'Environnement, qui, par ailleurs préside actuellement la Commission Nationale Climat, a donc écrit à ses collègues pour relancer les discussions, en précisant que, cette fois, il conviendrait qu'ils soient dûment mandatés.

Une N-VA sans volonté politique dans ce dossier ?

Du côté wallon, Paul Furlan (PS) avait fait une ouverture, en début de semaine, en assurant que la Wallonie disposait encore d'une petite marge, en particulier en matière d'énergie renouvelable. Et précisément, c'est sur cet aspect-là du compromis que le gouvernement fédéral est en difficulté. L'effort qu'avait accepté la ministre fédérale Marie-Christine Marghem (MR) s'est, en effet, vite révélé irréaliste.

Reste le gouvernement Flamand. La N-VA avait reproché à la ministre Joke Schauvliege (CD&V) d'avoir mal négocié le partage du produit de la vente des quotas de CO2. Mais depuis lors, les contre-propositions flamandes se font attendre. Au point que certains s'interrogent sur la volonté politique réelle de la N-VA de permettre à la Belgique d'aller à Paris, un accord en poche.

Et dès lors, c'est à Marie-Christine Marghem, en tant que cheffe de file de la délégation belge à la COP21, qu'il reviendrait d'assumer un échec peu glorieux pour la Belgique.

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