Charles Michel annonce 4 millions d'euros du Fédéral pour redorer l'image de la Belgique

Invité de jeudi en Prime, le Premier ministre Charles Michel (MR) s'est dit ébranlé par l'utilisation de l'expression "Etat voyou" lancée ce week-end par le plus haut magistrat du pays Jean de Codt car, dit-il, "cela abime l'image de la Belgique et c'est cela qui me rend triste". Conscient pourtant de l'image déplorable du pays surtout à l'étranger, il a déclaré sur le plateau que son gouvernement allait débloquer 4 millions d'euros en campagne de communication pour redorer l'image de la Belgique.

Charles Michel se dira également sidéré lorsqu'on lui demande où il était passé ces derniers jours. Il estime que même si les caméras ne sont pas toujours présentes, il n'arrête pas de travailler pour défendre le plan national des réformes et doper l'activité économique. Il comprend que la situation est complexe et délicate et que les citoyens se posent des questions. Il lancera donc à nouveau un appel au volontarisme et à la lucidité de chacun.

Concernant la grève dans les prisons, le Premier ministre soutient qu'il n'avait pas à intervenir. "Si je m'étais exprimé, j'aurais pris le risque de compliquer la situation". A la question de savoir si ce n'était pas parce qu'il était davantage préoccupé par son image, il rétorque: "Si c'était le cas, je changerais de métier".

Le Premier ministre insiste sur le besoin de réformes. "Le gouvernement doit tenir compte des préoccupations des uns et des autres, mais l'intérêt général doit primer sur l'addition des intérêts particuliers" . A l'attention de ses détracteurs, il lancera : "Quand on ne fait rien et qu'on attend des miracles, on ne s'expose pas aux critiques..."

Et de rappeler les 160 millions d'euros mobilisés pour la justice lorsqu'il a pris la tête du gouvernement. En Belgique, le nombre de magistrats serait dans la moyenne européenne, tout comme les dépenses par habitant en matière de justice.

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