La commission d'enquête débouchera-t-elle sur une réforme des polices? Bracke ne l'exclut pas

D’entrée de jeu, le président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) l’affirme, il n’entend pas prendre ses distances vis-à-vis des propos du ministre de l'Intérieur Jan Jambon. Pour lui c’est clair, "lorsque Jan Jambon affirme que des musulmans ont dansé après les attentats, il a raison. Même si beaucoup de musulmans cherchent à s’intégrer, il ne faut pas cacher une autre réalité. Pour moi, Jan jambon n’a pas mis d’huile sur le feu mais il a pris ses responsabilités. Il a mis le doigt sur un phénomène dont il faut se soucier." Et Siegfried Bracke ajoute : "Plutôt que de jouer à des petits jeux sur les mots utilisés, il faut tous ensemble se soucier de certains phénomènes et se demander ce qu’on peut faire là-bas."

Sur les lieux des attentats demain

Pour le président de la Chambre peu importe les polémiques, l’heure est aussi au travail et singulièrement celui de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats dont il fait partie. Ce vendredi, il se rendra sur les lieux des attentats : "C’est une nécessité afin que les membres de la commission comprennent les faits sur lesquels ils vont enquêter. La réalité est parfois d’une autre nature que les images qu’on voit dans les médias. Cette visite est donc un peu symbolique mais elle est aussi utile. Lors de la commission Dutroux, des députés ont d’ailleurs vu les caches de Marcinelle".

Aujourd’hui, le président de la Chambre jette aussi un regard pragmatique sur les travaux de la commission. L’enquête judiciaire est toujours en cours ce qui rend le travail délicat pour les parlementaires. Mais pour Siegfried Bracke "l’important est de faire un travail en profondeur et de rendre nos recommandations. J’espère que le résultat de notre travail pourra changer l’architecture de la sécurité dans notre pays."

Jusqu’où faut-il changer cette architecture ? Jusqu’à la fusion des zones de police ? Le N-VA ne ferme pas la porte mais tempère aussi : "Il faut surtout simplifier les choses. On voit que parfois le système est trop compliqué pour les services de renseignements et de police. "Mais pas question ce soir d’aller trop loin sur ce sujet, d’ajouter une polémique aux autres déjà nombreuses". Après tout, être président de la Chambre, c’est aussi être un peu au-dessus de la mêlée. Visiblement ce soir, Siegfried Bracke s’en est souvenu.

 

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