Christophe Lacroix: "Sophie Wilmès? Elle ne m'appelle pas. Et moi, non plus"

Christophe Lacroix (PS): "Sophie Wilmès? Elle ne m'appelle pas. Et moi, non plus."
Christophe Lacroix (PS): "Sophie Wilmès? Elle ne m'appelle pas. Et moi, non plus." - © RTBF

Pas de vacances pour le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix (PS) n’a pas eu une semaine de tout repos. Le 1er avril a sonné comme la mise en application de la taxe au kilomètre pour les poids lourds en Wallonie. Une taxe dont on parle depuis plusieurs années maintenant mais, qui à son lancement, a provoqué la colère du secteur des transports routiers. Une colère qui a surpris le ministre : "On parle de la taxe kilométrique depuis 2011. Le 1er avril, j’ai cru à un poisson d’avril. "

Ministre du Budget, ministre des camions

Pendant quatre jours, des milliers de camions ont bloqué toute l’économie wallonne en signe de protestation. Il aura fallu l’intervention de Jan Jambon (N-VA), le ministre fédéral de l’Intérieur pour exiger la levée des barrages routiers. Malgré des négociations, la tension n’est pas retombée. "Nous avons un secteur qui est victime du dumping social. J’ai rencontré des gens qui ont peur pour leur emploi (…) Mais autour de la table des négociations, ce sont des conducteurs de camions qui sont venus seuls sans fédération. Je leur ai demandé de rédiger un cahier de revendications", explique Christophe Lacroix.

Cependant, les transporteurs exigent une marche arrière du gouvernement wallon. Mais Christophe Lacroix insiste sur le fait que les compensations économiques et fiscales, à hauteur de 23 millions d’euros, avancées par l’exécutif wallon sont déjà très importantes. Avant d’ajouter : "La taxe au kilomètre est surtout un moyen de faire payer 88% des transporteurs étrangers qui passent dans notre pays". Pour conclure ce chapitre, le socialiste rappelle que cette taxe au kilomètre est une redevance et qu’elle sera entièrement réaffectée à l’aménagement des voiries, dont les voies d’eau, wallonnes.

Tensions entre le fédéral et la Wallonie

Le gouvernement Michel cherche, en ce moment, 1,4 milliard d’euros pour ajuster son budget. "Je m’attends à plein de surprises avec le budget du fédéral car il est construit sur du sable". Un budget peut avoir des conséquences sur celui des Wallons. L’équilibre budgétaire wallon est-il toujours d’actualité pour 2018 ? Christophe Lacroix se montre prudent : "Nous attendons d’abord les chiffres du fédéral."  

Les relations entre ministres du Budget ne semblent pas au beau fixe ? Se parlent-ils ?  "Je crois qu’il y a un défaut de concertation et qu’il y a une sorte de déloyauté fédérale de certains acteurs du gouvernement fédéral. " A la question de savoir si Sophie Wilmès, la ministre fédérale du budget l’appelle, sa réponse est catégorique.  " Non. Et je ne l’appelle pas non plus. " Ambiance.

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