Un candidat Ecolo fait le salut des Loups-Gris turcs: "Ils ont été screenés, des éléments nous ont échappé"

Alors que les Verts organisent ce weekend leur université d'été, leur co-présidente Zakia Khattabi était l'invitée de Thomas Gadisseux dans Matin Première ce vendredi pour parler des objectifs d'Ecolo pour cette année politique rythmée par plusieurs scrutins électoraux.

Avant d'aborder le programme des Verts, Zakia Khattabi a réagi à cette photo d'un nouveau candidat Ecolo de Saint-Josse faisant le salut des sympathisants du MHP, le Parti d'Action nationaliste, aussi connu sous le nom de Loups-Gris (généralement classé à l'extrême droite). "L’ouverture fait que nous avons accueilli de nombreux nouveaux candidats. Ils ont été screenés, certains éléments nous ont sans doute échappé", explique la co-présidente des Verts.

"Pour ce qui nous concerne, il n’y a pas de place ni pour les militants ni pour les sympathisants des loups gris", poursuit-elle en expliquant que Zoé Genot et la locale de Saint-Josse "prendront leurs responsabilités".

Faire de la question climatique une priorité

Pour parler des objectifs des Verts, la co-présidente d'Ecolo part d'un constat: "Il y a eu des reculs dans les matières environnementales, déplore Zakia Khattabi. Il y a plus de voitures salaires en 2017 qu’en 2014, toutes les aides à la diminution de factures d’énergie, que ce soit les particuliers ou les entreprises, ont diminuées".

Ecolo ne cache donc pas ses ambitions de revenir à la manœuvre après ces cinq années de législature où ils n'étaient au pouvoir nulle part. Sa co-présidente veut donc faire de la question climatique une priorité car il s'agit selon elle du "cœur de la mobilisation des années à venir". "Selon une étude, le premier risque à Bruxelles, c’est le réchauffement climatique, détaille Zakia Khattabi. On parle beaucoup des migrations, demain, les prochaines migrations vont être climatiques. Demain, les gens vont fuir la désertification, les inondations. D’un point de vue de la création d’emplois, les marchés de la transition énergétiques sont générateurs de plus d’emplois que ceux qui ont été perdus dans les secteurs du passé".

La première échéance électorale étant les élections communales, Ecolo "activera tous les leviers du local jusqu'au niveau européen qui vont permettre de changer de paradigme et d’entrer dans la transition qui nous occupe".

Et quand on parle de la question climatique, on pense notamment à l'épineux dossier du photovoltaïque et des fameux certificats verts. Ce jeudi, le ministre-président wallon Willy Borsus annonçait qu'une solution était à l'étude concernant la bulle d'un milliard et demi d'euros à rembourser aux détenteurs de certificats verts. 

Alors que certains pointent la responsabilité de Jean-Marc Nollet dans ce dossier, Zakia Khattabi préfère renvoyer la balle au cdH: "Le problème de la dette du photovoltaïque, c’est Mr Antoine (ndlr: André Antoine, ex-ministre wallon en charge de l'énergie) qui a initié le dossier comme une politique d’investissement, et pas du tout comme une politique environnementaliste. Quand Jean-Marc Nollet a récupéré le dossier, il a eu à gérer une bulle qui a eu pour effet de faire porter sur la collectivité un certain nombre de frais qui devaient être à charge de ceux qui ont choisi d’investir ou pas".

On aurait pu dès la rentrée 2018 avoir une gratuité par exemple chez les maternelles

Un autre dossier qui risque de s'imposer dans l'actualité dans les prochaines semaines est celui du pacte d'excellence, et particulièrement la question de la gratuité des coûts scolaires. Selon une récente étude menée par la Ligue des Familles, une année dans le maternel coûterait 280 euros par enfant, 1225 euros dans le primaire et 1550 euros dans le secondaire. Ce projet de gratuité est inscrit dans le pacte d'excellence, Ecolo déplore que cela ne soit pas encore mis en place: "On aurait pu dès la rentrée 2018 avoir une gratuité par exemple chez les maternelles. La majorité PS-cdH a reporté cette gratuité. On le sait, notre enseignement est un des plus inégalitaires". 

La co-présidente des Verts veut donc "challenger" la majorité en leur disant: "La crise provoquée par le cdH a entraîné un coup de frein sur tout ce qui pouvait se faire à la fédération. Puisque vous avez inscrit la gratuité dans votre pacte d’excellence, nous la sortons du pacte et nous vous challengons pour voter dès la rentrée un décret qui bétonne cette gratuité de l’enseignement". 

 

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