Yvon Englert est le nouveau recteur de l'ULB

Yvon Englert, le nouveau recteur de l'ULB
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Yvon Englert, le nouveau recteur de l'ULB - © Eric Danhier / EDanhier

Yvon Englert a été proclamé nouveau recteur de l'Université libre de Bruxelles (ULB), à l'issue du décompte des voix, a annoncé mercredi à 16H30 Nicolas Dassonville, porte-parole de l'ULB.

Le nouvel élu est le 66e recteur de l'ULB. Il prendra la succession de Didier Viviers, fort de deux mandats successifs. Il entrera en fonction le 14 septembre prochain pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Avec un taux de participation de 64% sur les quelque 1.750 professeurs du corps académique, le tiers des électeurs nécessaire à valider l'élection a largement été atteint. Yvon Englert remporte l'élection avec 62% des suffrages exprimés. Vice-recteur pendant quatre ans déjà et doyen de la faculté des sciences de l'ULB de 2011 à 2015, le professeur de chimie François Reniers (50 ans), seul candidat à s'être présenté face à lui, dispose de six jours pour déposer un éventuel recours.

Âgé de 60 ans et spécialiste de la procréation médicalement assistée, Yvon Englert fut notamment fort impliqué dans le débat sur la limitation de l'accès aux études de médecine et les quotas Inami. L'ULB a considérablement revu ses structures en 2013. Le recteur y préside dorénavant le conseil académique, qui définit et exécute la politique académique et scientifique de l'ULB. C'est aussi ce conseil qui nomme les membres du corps académique et du corps scientifique et qui statue sur leurs promotions. Le recteur exerce aussi l'autorité disciplinaire sur les corps académique, scientifique et estudiantin. Il siège au conseil d'administration, aux côtés du nouveau président Pierre Gurdjian. Forte de 26 000 étudiants et 5000 membres du personnel, l'ULB est le deuxième plus importante université francophone du pays, derrière l'Université catholique de Louvain (UCL).

"Je porte les valeurs de l'ULB de manière forte"

A l'issue de sa proclamation, Yvon Englert a déclaré s'inscrire dans la continuité des mesures prises par Didier Viviers au cours de ses deux mandats successifs, tout en voulant insuffler une dimension plus collective et une plus grande ouverture sur la ville, l'Europe et le monde global du 21e siècle.

Cet homme philosophiquement de gauche a toujours cherché à faire transparaître ses convictions à travers ses actes et cette vision guidera sa politique pour l'ULB: "Je porte les valeurs de l'ULB de manière forte et mon empreinte sera peut-être de les faire transparaître à travers des actions concrètes. Je crois à la mise en application des valeurs dans l'ensemble des actions qui sont prises et j'y suis très attaché".

Une série de mesures viseront à soutenir la recherche et à amener l'enseignement dans l'ère de la digitalisation. La qualité de vie au travail et aux études sera une de ses priorités. Il projette notamment de la concrétiser à travers une simplification administrative, une amélioration des outils à disposition du personnel et des étudiants et une optimisation de la gestion des courriers électroniques pour la communication interne.

Le plan Logements sera poursuivi. Des projets d'infrastructures importants sont prévus durant son mandat. Un bâtiment polytechnique et pour les sciences de l'information et communication est à construire sur le campus de la Plaine. Plusieurs infrastructures sont attendues sur le campus Erasme, parmi lesquelles des bâtiments hospitaliers, un nouvel auditoire et des logements. Une réflexion de fond sera menée sur l'urbanisme du campus du Solbosch. Estimant que les infrastructures sont des dossiers importants, Yvon Englert souhaite en "débattre de manière collective, avec une forte participation et agir avec une adhésion large".

Renforcer la collaboration avec la VUB

Au niveau des relations extérieures de l'ULB, Yvon Englert préfère des collaborations fortes et soutenues, plutôt qu'une multiplication de leur nombre.

"Nous sommes un acteur important de Bruxelles et je souhaite dynamiser nos échanges, ce qui inclut de renforcer notre collaboration avec la VUB, développée sous le rectorat actuel", a-t-il affirmé.

"C'est un tandem qui a montré sa force dans la dynamisation des relations avec la ville. Je voudrais coordonner et soutenir les initiatives bilatérales prises par des académiques de l'université".

Il souhaite renforcer les relations récemment développées avec les universités asiatiques, la collaboration au sein du groupe G3, formé avec Genève et Montréal, et consacrer plus d'efforts dans le réseau d'universités en Europe.

Fort de son attachement à la coopération, il souhaite également se tourner vers l'Afrique, qui est, à son sens, le continent du 21e siècle.

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