Y a-t-il une libération de la parole raciste?

Y a-t-il une libération de la parole raciste ?
Y a-t-il une libération de la parole raciste ? - © MARCO BERTORELLO - AFP

Le weekend dernier, deux jeunes femmes d'origine congolaise ont été victimes de chants à caractère raciste de la part de deux jeunes hommes durant le festival Pukkelpop. L'affaire a depuis fait beaucoup de bruit : les victimes ont diffusé leur témoignage sur les réseaux sociaux, la vidéo des auteurs des faits a largement circulé elle aussi. Un des étudiants s'est publiquement excusé, et ils ont tous les deux été reçus par la secrétaire d'état à l'égalité des chances, Zuhal Demir, qui veut les emmener au Musée de l'Afrique de Tervuren dans une perspective "pédagogique"Cet événement, si isolé soit-il, fait réfléchir.

Et si on élargit la réflexion, on ne peut que constater que ces dernières années, une certaine parole raciste se libère, jusque dans les plus hautes sphères des états.

En Italie, le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, de la Ligue (parti d'extrême-droite), tient des propos très durs envers les migrants depuis son arrivée au pouvoir. En Hongrie, Viktor Orban a fait du rejet de l'étranger un sujet de campagne. Donald Trump n'est pas en reste, attaquant tour à tour les musulmans, les mexicains,...

Alors, peut-on parler de libération de la parole raciste, d'un racisme "décomplexé" en hausse? Comment l'expliquer? Est-ce la faute à la crise migratoire, à la situation économique de certains pays, à la peur de l'Autre? Les propos racistes ou xénophobes dans la bouche des gouvernants viennent-ils "encourager" le racisme dans la population? Les réseaux sociaux participent-ils à ce mouvement? Comment sanctionner avec justesse les propos racistes, la démarche de Zuhal Demir a-t-elle du sens?

Pour en parler, Marie Vancutsem reçoit autour de la table de "Débats Première" ce jeudi 23 août dès 12h, Patrick Charlierco-directeur d'Unia, ex-Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, Marco Martiniello, sociologue et docteur en sciences politiques et sociales à l’ULiège, directeur du Centre d’études de l’ethnicité et des migrations et Pierre-Guillaume Méon, professeur d’économie à l’Ulb, co-auteur de l’enquête annuelle du European Social Survey.

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