Wouter De Geest (VOKA) : "La Wallonie ne manque pas de plans, mais de volonté"

Wouter De Geest est le président du Voka, l’organisation qui représente les patrons de la région flamande. Il est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 20 avril sur La Première et ce dimanche 21 avril sur La Trois. Il présente le mémorandum de son organisation dans la perspective des élections générales du 26 mai.

Du côté de la N-VA, l’ancien vice-Premier ministre, Jan Jambon, s’est clairement positionné comme successeur à Charles Michel. N’est-ce pas contradictoire de la part d’un homme politique qui a toujours voulu la fin de la Belgique ? « Je crois que c’est un message très clair. Il veut garder le pays. Le signal de la N-VA est qu’ils veulent poursuivre dans un esprit de coopération entre les régions, non plus de séparatisme », répond le président du VOKA. A ce propos, justement, comment se positionne le VOKA ? « Le VOKA n’est pas séparatiste. Ce qui compte pour nous, c’est l’efficacité de l’État. Je ne pense pas qu’il faut perdre du temps sur la structure idéologique de notre pays ».

Et Charles Michel ?

Tout en se portant candidat au poste de Premier, Jan Jambon explique que le précédent gouvernement a manqué d’efficacité à cause d’un mauvais casting de Premier ministre. Ce poste aurait dû être, selon lui, attribué à un membre du parti le plus important, à savoir le sien. Que pense Wouter De Geest de l’action de Charles Michel ? Il le défend : « C’est un homme très respecté en Flandre et lors de dossiers importants comme la gestion des attentats, j’ai vu un pays et un gouvernement très fort. Il faut continuer dans cette voie. Mais c’est l’électorat qui décidera ».

Il a dit

A propos du climat en Belgique : « Nous avons signé un accord à Paris. Le résultat n’est pas là. Pourquoi ? Car nous sommes les champions pour signer des traités, des lois, sans les mener à exécution ».

Est-il pour la suppression des voitures de société ? « Supprimer cet avantage, c’est donner plus d’argent net aux travailleurs concernés. Avec cet argent, ils achèteront une voiture. C’est donc inutile. Si la solution est le transport en commun, il doit fonctionner »

Le nucléaire, stop ou encore ? « On a voté sa sortie en 2003. Nous sommes en 2019 et rien. L’objectif est pour 2025, je n’y crois pas. Y parvenir passera par des sacrifices »

Vu de Flandre, que manque-t-il en Wallonie ? « Il ne manque pas de plans en Wallonie. Mais il faut les exécuter. Il manque de volonté »

Faut-il craindre une période d’incertitude après le scrutin fédéral ? « Oui. Il n’y a pas de temps à perdre. Les priorités : reprendre les dossiers mis en suspens (le job deal), entreprendre une politique énergétique, investir dans la mobilité, et prendre le dossier de la fiscalité de front »

Il clôture en rendant hommage aux entrepreneurs et aux travailleurs du pays : « Ils sont le moteur de notre pays ».

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