Wouter Beke (CD&V): "Ne pas laisser notre identité être menacée, de l'intérieur ou de l'extérieur"

"Celui qui vit en Flandre parle le néerlandais et respecte notre culture", a-t-il insisté.
"Celui qui vit en Flandre parle le néerlandais et respecte notre culture", a-t-il insisté. - © JAMES ARTHUR GEKIERE - BELGA

"Nous ne permettrons pas que notre identité soit menacée de l'extérieur par des personnes qui remettent en question notre mode de vie. Mais nous ne la laisserons pas non plus l'être de l'intérieur", a déclaré samedi le président du CD&V, Wouter Beke, lors de la présentation des voeux du Nouvel An de son parti.

"Celui qui vit en Flandre parle le néerlandais et respecte notre culture", a-t-il insisté. "Celui qui va à l'école en Flandre le fait en néerlandais", a poursuivi le chrétien démocrate, en référence à une proposition récente du pouvoir organisateur de l'enseignement officiel flamand de favoriser le multilinguisme dans les classes et les cours de récréation.

"Nous ne laisserons pas non plus plus notre identité être menacée de l'intérieur. Etre flamand, c'est avoir la liberté d'être soi-même en rue, croyant ou pas. Etre flamand, c'est traiter les hommes et les femmes avec respect", a ajouté le président du CD&V.

Wouter Beke a ensuite été gratifié d'applaudissements particulièrement nourris pour son analyse de la crise de l'asile. "Nous combattons avec force le terrorisme et la criminalité. Et ceux qui n'obtiennent pas l'asile ou ne le demandent pas ne peuvent pas rester. Cela n'empêche que nous garderons toujours notre humanité", a-t-il lancé.

Dans la perspective des élections communales, Wouter Beke a par ailleurs annoncé l'intention de son parti de réaliser un million de visites à domicile.

Le vice-Premier ministre Kris Peeters a quant à lui assuré qu'il prendrait sa part dans la campagne communale à Anvers, où il aura fort à faire face au bourgmestre sortant Bart De Wever (N-VA). La pauvreté, la sécurité et la mobilité sont les trois thèmes que Kris Peeters défendra en particulier.

Ce dernier a également osé expliquer qu'il n'avait pas encore vendu son domicile de Puurs et qu'il louait pour l'instant un appartement à Anvers. "Louer est devenu une réalité dans la ville", a-t-il affirmé, avant de préciser qu'il avait toutefois hâte d'acheter un bien.

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