Willy Borsus satisfait de la coalition MR-cdH: "Le souhait est de poursuivre les réformes avec les mêmes acteurs"

Le ministre-président wallon Willy Borsus (MR) est venu défendre son bilan dans Matin Première ce jeudi matin à l'occasion de la rentrée de son gouvernement MR-cdH.

Le ministre se félicite du travail accompli par son gouvernent depuis sa création il y a un peu plus d'un an, alors que le cdH avait débranché la prise avec les socialistes : "40 réformes en un an sur la gouvernance, le pouvoir d’achat, le soutien en à l’activité économique,..." Et il l'assure, il veut continuer sur le même chemin avec cette coalition MR-cdH. "Le souhait est de poursuivre ces réformes avec les mêmes acteurs pour ramener la Wallonie au niveau qui doit être le sien à l’avenir", déclare Willy Borsus. 

Même si le ministre se félicite du fait que "à peu près 80% de notre déclaration de politique régionale est déjà accomplie ou en voie d’aboutissement", il admet qu'"il reste quelques dossiers". Et il reste neuf mois au gouvernement wallon pour boucler son programme. Et sur table, il reste notamment le dossier des certificats verts : Jean-Luc Crucke avait promis une proposition dans ce dossier avant la trêve estivale, ce n'est toujours pas le cas. Selon Willy Borsus, une solution est aujourd'hui à l'étude, et il s'agit d'une des priorités du gouvernement pour la rentrée. "Pour le moment, on doit valider techniquement toutes les hypothèses", explique le ministre.

Il n’y aura pas de taxe sous ce gouvernement wallon ni pour le photovoltaïque, ni pour toute autre raison

Pas de blocage politique selon lui donc, mais un dossier compliqué : "C’est un dossier de grande ampleur qui nécessite tout un travail d’analyse, un travail technique, un travail de validation juridique. On doit faire les choses très sérieusement dans ces dossiers-là". Reste que l'ardoise est tout de même d'un milliard et demi d'euros à rembourser aux détenteurs de certificats verts. Une taxe avait été évoquée pour financer ce remboursement, mais Willy Borsus est très clair: "Il n’y aura pas de taxe sous ce gouvernement wallon ni pour le photovoltaïque, ni pour toute autre raison".

En ce qui concerne les 80.000 familles qui avaient eu comme engagement d’avoir quinze ans d’octroi de certificats verts (ramené ensuite à dix ans), le ministre président affiche sa volonté "d’honorer l’engagement qui avait été pris, même si cet engagement a déjà été déchiré par des gouvernements précédents".

Alléger les structures

Un autre dossier auquel le gouvernement wallon doit encore s'attaquer est celui de la réforme de la fonction publique. L'objectif est d'alléger les structures, notamment via une diminution du nombre de chefs de 10%. "Diminuer le nombre de fonctions dirigeantes dès l’instant où on estime qu’elles ne sont pas absolument nécessaires", justifie Willy Borsus.

Mais que faire avec ces chefs qui pourraient perdre leur poste? "On expliquera que chaque euro wallon doit être investi utile et que l’on doit mobiliser les moyens de la façon la plus efficace. Cela veut dire que des personnes seront localisées dans un pool en réserve qui pour de futures désignations, lorsque des fonctions seront vacantes, ces personnes seront alors affectées à ces postes vacants".

Transfert de compétences provinciales?

La réforme des provinces est également au programme du gouvernement wallon, même si le ministre-président estime que la coalition ne pouvait pas aller au-delà sur cette législature. Mais elle s'est fixée un objectif : "Transférer une série de compétences en matière touristique, en matière d’enseignement ou autre, de manière à ce que ces compétences soient rationalisées". "Nous escomptons sur ce dossier un dépôt sur la table du gouvernement courant septembre (octobre maximum)", annonce Willy Borsus.

Enfin, la réforme de la bonne gouvernance, et notamment le démantèlement de Nethys, est encore sur la table. "Tous les décrets ont été adoptés", répond le ministre-président. Malgré ces décision, Stéphane Moreau est toujours là. "Nous attendons pour les toutes prochaines semaines une proposition concernant l’avenir des activités du groupe, c'est-à-dire le transfert des activités du groupe de manière à garantir l’emploi et aussi clôturer ce dossier gouvernance".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK