Willy Borsus (MR) : "Stop à l'éolien, stop à l'énergie chère"

Willy Borsus (MR) : "Stop à l'éolien, stop à l'énergie chère"
Willy Borsus (MR) : "Stop à l'éolien, stop à l'énergie chère" - © Archive RTBF

Invité dans Matin Première ce vendredi, le chef de file de l'opposition MR en Wallonie s'est engagé, au nom de son parti, à remettre à plat l'ensemble des débats sur le coût de l'énergie et l'éolien. Du moins, si le MR fait partie de la nouvelle majorité après les élections du 25 mai prochain.

"Notre message est clair au MR : stop à l'éolien, stop à l'énergie chère. Il faut avant tout baliser le prix acceptable de l'énergie à l'avenir en Wallonie", a déclaré Willy Borsus avant d'ajouter : "C'est un engagement que je prends devant les auditeurs. Si effectivement nous revenons à la négociation du programme gouvernemental à l'avenir, nous allons remettre à plat l'ensemble du débat sur le coût de l'énergie et sur les filières du renouvelable, singulièrement concernant l'éolien".

Le problème, selon lui, est que les deux pistes envisagées par le gouvernement wallon, ont "un impact négatif en terme de prix et on a, par ailleurs, un impact de proximité visuelle que nous combattons".

A propos des éoliennes qui pourraient être placées le long des autoroutes, il précise : "A priori cette idée pouvait paraître sympathique jusqu’au moment où on s'est rendu compte que le coût de cet éolien-là était encore 25% à 30% plus cher que le coût de l'éolien terrestre global".

Le MR veut-il changer toutes les règles du jeu ?

A la question de savoir si cela veut dire que les règles du jeu vont, encore une fois, toutes changer, il répond : "Pour l'économie, pour les indépendants, pour le PME, on a besoin d'une ligne dans le temps, on a besoin effectivement d’une prévisibilité, notamment en matière énergétique. Mais, c'est justement ce que nous ne voulons pas en matière éolien. Concrètement, on a aujourd’hui un dispositif dont personne ne sait comment il va être mis en œuvre et qui va coûter, je le répète, extrêmement cher. A la fois, d’une part, en terme économique, mais aussi en terme environnemental, pour le tourisme wallon". Et de conclure : "L'impact de l’éolien aujourd’hui est un impact qui est essentiellement négatif".

Ce qui ne veut pas dire que les libéraux n'investiront plus dans l'éolien, mais "dans des situations extrêmement spécifiques, où l’environnement le permet et où surtout le coût économique est acceptable".

La dette wallonne estimée à plus de 13 milliards d'euros

Le nouveau montant de la dette wallonne, calculé par la Cour des comptes, n’a pas d’impact sur les finances. C’est ce que dit le ministre wallon du Budget, André Antoine, mais aussi Koen Geens, le ministre fédéral des Finances, qui dit que la dette belge restera inchangée.

Qu'en est-il exactement ?

Pour Willy Borsus, "André Antoine a dit beaucoup de choses. Il a d’abord dit qu'il n'était pas au courant du rapport de la Cour des comptes avant que l’on observe (…), dans le rapport de la Cour des comptes lui-même, la réponse du ministre André Antoine".

Le ministre wallon du Budget a donc menti, affirme-t-il, "dès l’instant où on est dans la dénégation à ce point, comment peut-on être crédible quant au fond ?".

Pour le chef de groupe MR au Parlement wallon, "la dette est aujourd'hui très clairement fixée par l’Institut des Comptes Nationaux et la Cour des comptes, à 11,2 milliards, un montant seulement arrêté à la fin de 2012".

En d'autres termes, il estime qu'il faut ajouter à ce montant, "l’endettement supplémentaire contracté en 2013 par le gouvernement wallon et les satellites institutionnels". Un montant estimé par les experts du MR à 1,4 milliard supplémentaire. Somme à laquelle il faut encore ajouter, selon lui, les engagements contractés pour 2014. Ce qui donne une "dette actuelle estimée au-delà de 13 milliards d'euros".

Willy Borsus estime qu'il faut aujourd'hui faire la lumière sur l’ensemble des paramètres de la dette et analyser son impact.

Nouvelle austérité budgétaire en perspective ?

Si le montant de cette dette se confirme, les Wallons doivent-il s'inquiéter pour les dix prochaines années ?

"Il faut un audit réel de la situation", rétorque le député qui estime qu'il faudra "faire des choix prioritaires dans la formation, dans l’enseignement, dans l’investissement, dans la recherche, dans le soutien au développement d’activités".

Plus question, à l'avenir, de dépenser l'argent wallon dans communication. Et de citer en exemple le nouveau logo.

"C’est d’abord une autre façon de gérer", conclut-il.

Nouvelle école secondaire à Perwez : "C'est du favoritisme"

Interrogé sur le feu vert qui vient d'être accordé par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à la création d'une nouvelle école secondaire à Perwez, la ville d'André Antoine, Willy Borsus parle clairement de "favoritisme" : "Les études concernant le Brabant wallon démontrent que les besoins se situaient tout à fait ailleurs dans le Brabant wallon".

"Il a organisé le dépôt du projet au départ de sa commune. Il est bourgmestre en titre mais extrêmement présent dans sa commune", a-t-il ajouté.

 

C. Biourge

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK