Willy Borsus: "Il y a encore de nombreuses collines à gravir en Wallonie"

En marge des réjouissances populaires qui animent les rues de Namur à l’occasion des Fêtes de Wallonie, cette journée de samedi est aussi consacrée aux discours politiques. Dans les jardins de l’Hôtel de Ville pour le bourgmestre Maxime Prévot (cdH), au Théâtre royal pour le ministre-président du gouvernement wallon.

"Nous connaissons nos atouts, mais nous mesurons aussi nos difficultés et nos faiblesses. Nous ne nierons pas que cet avenir prometteur que nous voulons pour notre région passe par des efforts importants, par des réformes substantielles, par un travail intense de modernisation et de dynamisation de nos structures, de nos fonctionnements", explique Willy Borsus (MR) en égrenant une série de changements déjà opérés par la majorité MR-cdH, ou encore en chantier.

Parmi les défis majeurs auxquels la région doit s’attaquer, le N°1 wallon pointe l’emploi et l’insertion professionnelle : "Le seul constat et paradoxe d’une région comptant dans le même temps 220 000 demandeurs d’emploi inoccupés et près de 30 000 emplois vacants pour cause de pénurie appelle à oser des approches et des mesures nouvelles".

Willy Borsus évoque ensuite l’enjeu climatique, qui doit selon lui fédérer davantage que diviser : "Quelles que soient les convictions des uns ou des autres sur les moyens d’action à activer, nous nous rejoindrons rapidement quant au caractère impérieux des changements à déployer sans délai ".

Le locataire de l’Elysette place également la lutte contre la pauvreté, la transition numérique et l’assainissement budgétaire dans la liste des défis à relever. "J’observe une région qui veut croire en elle et qui va de l’avant. Les Wallons sont pour la plupart d’entre eux mobilisés, déterminés, motivés, conclut Willy Borsus. Mais il y a encore de nombreuses collines à gravir en Wallonie".

Antoine veut une autre Europe

A la même tribune, le président du parlement de Wallonie plaide de son côté pour une autre Europe. "L’égoïsme et la haine s’expriment à nouveau dans ce qui devait être une Europe de la paix et de la tolérance", déplore André Antoine (cdH), regrettant la poussée des droites dures en Suède, en Italie, en Allemagne ou en Hongrie. "Si elle veut poursuivre sa mission fédératrice, l’Union européenne doit évoluer vers une Europe d’adhésion et non une Europe de contrainte".

Pour endiguer la montée des extrémismes et du populisme, le président de l’assemblée régionale enjoint également les différents niveaux de pouvoir du pays à s’ouvrir davantage aux citoyens. "C’est en ce sens que le parlement de Wallonie s’est engagé dans des expériences de participation, tout au long de cette législature, permettant à des citoyens de porter leurs préoccupations auprès des élus, rappelle André Antoine. À quelques semaines des prochaines élections, il me semble donc important d’encourager nos futurs mandataires locaux à favoriser les interpellations et consultations citoyennes ainsi que les budgets participatifs".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK