Wetteren: les locomotives ont été remorquées

Wetteren: les travaux se poursuivent
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Wetteren: les travaux se poursuivent - © RTBF

Une semaine après l'accident de Wetteren, les travaux se poursuivent. Les trois locomotives du train accidenté ont été remorquées ce samedi par la SNCB. Le pompage des deux wagons de l'acrylonitrile est terminé. Il reste un wagon contenant du gaz inflammable. Mais sept jours après l'accident, une petite phrase du gouverneur de Flandre orientale suscite l'étonnement et l'inquiétude. Il évoque d'autres victimes possibles.

Les opérations de remorquage des trois locomotives, la double locomotive tractant le convoi qui a déraillé et une autre venant en sens inverse, ont débuté vers 10h00 et ont pris fin vers 13h00. "Le conducteur de SNCB Logistics est sur place et les travailleurs ont reçu des vêtements de protection. Le train a été aspergé d'un produit pour neutraliser l'acrylonitrile. Les locomotives seront remorquées à une vitesse de 25 km/h", précise Thomas Baeken, d'Infrabel. Il s'agit d'une double locomotive et de la locomotive arrière.

Le pompage des wagons d'acrylonitrile est terminé. Ils vont ensuite être remorqués. Des travaux préparatoires sur le wagon 7 sont en cours. Il s'agit d'un reste de butadiène, un gaz inflammable, qui doit être brûlé par torchage dimanche, une opération qui devrait débuter vers 10 heures et qui prendra au maximum dix heures. "Il n'y a cependant aucun risque de dégagement de fumées toxiques", a assuré le gouverneur.

Vitesse excessive

Selon Het Nieuwsblad, le train qui a déraillé roulait à une vitesse de 87 km/h au lieu des 40 autorisés.

Des éléments semblaient déjà indiquer que le conducteur roulait à une vitesse plus de deux fois supérieure à la limite autorisée. Selon De Morgen, il aurait ignoré un signal de freinage et poursuivi sa route.

Il y a peut-être d'autres victimes, selon le gouverneur

Vendredi soir, une session d'information avait lieu pour les riverains concernés. A la fin de la réunion, hors tout micro, Jan Briers, gouverneur de la province de Flandre orientale, aurait tenu ces propos : "Peut-être y-a-t-il un autre décès, mais nous n'en savons encore rien. Nous sommes en train de nous rendre dans les maisons d'où nous n'avons obtenu encore aucun signe".

Une phrase étonnante car cela fait une semaine que l'accident s'est produit. Une semaine que tous les registres sont croisés, les coups de fil passés. Le bilan humain semblait arrêté.

Le gouverneur a précisé ses propos lors d'une conférence de presse donnée samedi midi. Il a expliqué que lors de l'évacuation de la zone, la police et les pompiers avaient procédé à un contrôle superficiel de la zone, mais qu'ils devaient désormais effectuer un contrôle systématique. Et forcer les portes de certaines habitations restées fermées, au besoin.  "Directement après la catastrophe, nous ne disposions pas d'assez de temps pour forcer l'entrée des habitations où l'on ne répondait pas. Il est logique que nous procédions maintenant à une fouille de toutes les maisons pour lesquelles nous avons encore des doutes. Il dit aussi qu'il n'y a pas d'indices indiquant qu'il y aurait encore des disparus.

Les écoles du centre de Wetteren et le hall des sports de la commune, fermés au lendemain de l'accident, rouvriront lundi. La piscine restera elle inaccessible au moins jusque mercredi.

Depuis le jour de l'accident de train à Wetteren, 397 personnes ont été emmenées à l'hôpital pour un contrôle ou pour recevoir des soins, a indiqué samedi Jan Briers, se basant sur les chiffres des hôpitaux de sa province. Trois personnes se trouvent encore à l'hôpital, mais plus aucune ne l'est aux soins intensifs.

Les retours à domicile des habitants évacués se poursuivent. Le CPAS de la commune sera chargé d'organiser l'accueil de la cinquantaine de riverains évacués vivant dans un périmètre de 250 mètres autour du lieu de l'accident, a annoncé le gouverneur. 

Vendredi, lors de la session d'information, les riverains évacués avaient appris qu'ils seraient dédommagés par Infrabel, gestionnaire du réseau. Pour les frais d'hôtel et de restaurant, mais pas pour les frais médicaux. D'aucuns ont estimé n'avoir pas encore obtenu de réponses à toutes leurs questions.

Les résultats des premières analyses des sols et des eaux souterraines n'ont pas révélé de pollution particulière. Mais d'autres analyses doivent suivre.

RTBF avec Belga

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