La Wallonie sans diesel à l'horizon 2030?

C'est un des engagements du nouveau gouvernement wallon MR-cdH, une Wallonie sans diesel d'ici 2030. Une Wallonie plus propre, plus respirable. Plus question donc de soutenir le diesel. La Région s'attelle à une politique ambitieuse d’utilisation des carburants alternatifs et veut encourager les véhicules hybrides et électriques en particulier.

Nous sommes allés dans le showroom D'Ieteren à Zaventem. Ici, il y en a pour tous les goûts mais clairement aujourd'hui les voitures diesel et essence occupent la majeure partie de l'espace. Pourtant, chez cet importateur, une Belgique sans diesel à l'horizon 2030 ne fait pas peur. " Notre catalogue propose déjà une série de motorisations alternatives, que ce soient des voitures électriques, des voitures hybrides ou même des voitures au gaz naturel. Ce sont de vraies alternatives au carburant diesel ", nous explique Jean-Marc Ponteville, porte-parole de D’Ieteren Belgique.

Mais son point de vue n’est pas vraiment partagé par Xavier Daffe, le rédacteur en chef du magazine, le Moniteur de l’automobile. Pour lui, le marché n’est pas prêt et surtout les particuliers qui ne pourront plus revendre leurs véhicules diesel, à l’avenir puisqu’ils seront interdits de circulation.

2030 sans diesel est donc pour certains un pari trop ambitieux pour la Wallonie. D’autant que la plupart de nos pays voisins ont choisi une date butoir plus lointaine pour cette transition : 2040. Pour la Febiac, la fédération belge de l’automobile, il faudrait se mettre tous d’accord sur une date en Europe et dans le monde et ne pas agir séparément. L’industrie automobile est mondiale. Elle doit donc se gérer si pas à l’échelle mondiale, tout au moins à l’échelle européenne.

Une chose est sûre, les entreprises joueront un rôle majeur dans le changement puisqu'une voiture sur deux en Belgique est aujourd'hui une voiture de société. Les entreprises imprimeront donc la tendance, à l’avenir, comme elles le font déjà aujourd’hui puisqu’elles sont les premières à investir dans les véhicules électriques pour leur charroi.

Du côté des particuliers, par contre, la tentation sera grande, dans un premier temps, d'acheter des voitures à essence car, pour l'instant, la voiture électrique coûte le double des voitures traditionnelles. Mais ça peut changer: tout est une question d'offre et de demande.

En attendant, ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’environnement car une voiture à essence produit plus de CO2 qu’une diesel.

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