Wallonie : prolongation du mécanisme de temporisation des certificats verts

Le parlement wallon a adopté mercredi, à l'unanimité le projet de décret relatif à l'organisation du marché régional de l'électricité "en vue de la trimestrialisation du mécanisme de temporisation". Si ce texte paraît à première vue obscur, il permet de mettre un terme à la saga de la bulle photovoltaïque, née de la saturation du marché des certificats verts octroyés par les autorités, il y a une dizaine d'années, aux consommateurs qui investissaient dans des panneaux solaires.

Face à cette situation, la Région avait prié Elia, le gestionnaire du réseau à haute tension, de racheter les certificats que le marché ne pouvait plus absorber, à un prix garanti de 65 euros, l'autorisant dans la foulée à répercuter ce coût - plafonné - sur la facture des consommateurs.

Cette mesure n'a toutefois pas suffi à régler le problème, imposant aux autorités différentes opérations de rachats de certificats verts à Elia afin de "temporiser".

A partir de 2022, ces certificats temporisés pourront être revendus

Le dernier mécanisme en date est à porter au crédit de Jean-Luc Crucke, alors ministre de l'Energie, qui a proposé, en 2018, de mobiliser 1,8 milliard d'euros, via un emprunt bancaire, afin de financer à long terme le rachat des certificats verts ne trouvant pas preneur sur le marché.

"Tenant compte du déséquilibre persistant sur le marché des certificats verts wallon et au regard des difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre de cette opération de mobilisation, le projet de décret met à jour le mécanisme de temporisation qui permet à la Wallonie de racheter, chaque année jusqu'en 2021, des volumes excédentaires de certificats verts. A partir de 2022, ces certificats temporisés pourront être revendus progressivement sur le marché lors de mises aux enchères", peut-on notamment lire dans le texte approuvé ce mercredi.

Concrètement, cette "mise à jour" étend le champ temporel du mécanisme de temporisation à 2024, date à laquelle les prévisions de l'administration régionale indiquent un retour à l'équilibre du marché des certificats verts. Elle permet également le recours au mécanisme sur une base trimestrielle plutôt qu'annuelle et rend plus flexible la mise aux enchères sur le marché, la vente au gestionnaire du réseau de transport local ou la mobilisation des certificats verts temporisés.

 

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